—Est-ce vous qu’on nomme Maurin des Maures? interrogea le comte de Siblas.
—C’est moi. Et c’est vous le comte, apparemment?
—Lui-même. Vous n’avez que deux faisans?
—Pourquoi deux seulement? Par un bonheur j’en ai trois.
—Voulez-vous me les vendre? J’ai du monde à dîner et mon garde est une mazette.
—Je vous les offre en ce cas, bien volontiers, monsieur le comte; d’autant plus que, il n’y a pas dix minutes, ils étaient encore à vous!
—Voulez-vous avoir l’obligeance de me les apporter, Maurin?
Maurin prit son parti en homme d’esprit qu’il était.
—Si vous êtes bien sûr qu’on me laissera ensuite me retirer librement?...
—C’est vous qui devez en être sûr.