—Mon affaire avec les gendarmes?... Laquelle? dit Maurin un peu narquois.

—L’enlèvement des chevaux. Ç’a été très difficile à arranger. Le parquet a résisté. Le commandant de gendarmerie aussi. Votre exploit, la prise d’un évadé, n’a pas raccommodé les choses, au contraire. La gendarmerie trouve mauvais que vous soyez plus adroit qu’elle.

—Alors? dit Maurin.

—Alors, M. le préfet, qui vous estime beaucoup et qui ne peut pas vous parler de cela lui-même, vous conseille d’éviter tout démêlé avec la force armée, d’être bien en règle toujours, en tout et pour tout. Il croit que si vous commettiez un nouveau délit, il n’aurait pas, cette fois, le pouvoir d’enrayer l’action judiciaire.

—C’est bon, dit Maurin. On veillera. Merci, monsieur Cabissol. Et cet hiver, si vous voulez, quand il y aura des bécasses, je vous ferai avertir. Toujours à Toulon, n’est-ce pas?

—Rue du Mûrier, et les lettres me rejoignent partout. Dites donc, Maurin?

—Quoi, monsieur Cabissol?

—Et Césariot?

A cette question, Maurin parut vivement contrarié.

—Quoi, Césariot? dit-il, feignant de ne pas comprendre.