Vois-le, mon beau foulard ; j’y tiens, tu peux me croire ;
Ma mère l’a, tout l’an, conservé dans l’armoire ;
Je l’ai pris ce matin pour toi ; j’y tiens beaucoup :
Prends-le ; si je le vois le dimanche à ton cou,
Miette, gentiment croisé sur ta poitrine,
Et d’un beau nœud bien fait serrant ta taille fine
Comme je voudrais, moi, faire avec mes deux bras,
Ce sera donc qu’alors je ne te déplais pas ! »
Il dit, et le foulard qu’il pose sur des branches,
Dans les verts aubépins fleuris d’étoiles blanches,