Le curé, de nouveau, sourit, et, bonnement, prit les clefs du petit escalier qui mène à la chapelle haute, et de là au clocher.

Il sortit, suivi de Livette.

Au pied du grand mur nu, si haut, si froid, de l’église,—un rempart, c’est bien vrai, avec ses créneaux découpés tout là -haut sur le bleu du ciel,—le brave curé ouvrit la petite porte.

Ils montèrent....

Arrivés à la chapelle haute, qui est, comme on le sait, juste au-dessus du chœur de l’église:

—Je reste ici, moi, petite, Ã prier un peu les saintes... tu peux aller seule.

Mais sans répondre, Livette, auprès du curé, dévotement, devant les châsses, s’agenouilla un instant.

Les châsses étaient là , derrière les cordes enroulées au cabestan, au moyen desquelles on les descend dans l’église, tout comme on descend, dans le puits miraculeux qui est en bas, la petite cruche où boivent avidement les lèvres des fidèles;—elles étaient là sur le rebord de l’ouverture par où on les pousse dans le vide....

Dans l’encadrement de cette fenêtre, ouverte sur l’intérieur de l’église, Livette voyait, tout en bas, les chaises bien alignées, et, plus haut, les tribunes et la chaire, et les tableaux,—tout cela perdu au fond d’une ombre noire que traversaient deux rayons entrant comme des flèches, par les meurtrières étroites.

Là -bas, bien en face, au-dessous de la tribune du fond, on voyait luire, en fines raies de feu, les jointures de la grande porte carrée.