Livette et ses parents étaient tous trois, près de leur ferme, à prendre le frais sur le banc de pierre qui est là contre la façade du château, à côté des vieux rosiers grimpants qui, au-dessus, encadrent les fenêtres de leurs touffes vertes piquées de fleurs.
C’était aussi une des places favorites de nos amoureux, tout contents d’avoir sur leurs têtes ce feuillage parfumé, dans l’épaisseur duquel venait souvent chanter un des rossignols du parc.
—Eh! bonsoir, Jacques.
—Eh! bonsoir à tous!
—Qui t’amène si tard? as-tu dîné, au moins?
—J’ai mangé, aux Saintes, une anchoïade....
—Cela n’est que pour mettre en train l’appétit. Veux-tu autre chose? tu n’as qu’à parler.
—Merci, maître Audiffret.... Je vais soigner Blanchet à l’écurie, et je reviens. Je n’irai pas au «jass» ce soir. Je coucherai dans la fénière, près des bêtes.
Maître Audiffret, sa pipe entre les doigts, se leva et suivit Renaud jusqu’à la porte de l’écurie, d’où il le regarda bouchonner son cheval.
—Quand il vous plaira, maître Audiffret, reprendre Blanchet pour Livette.... Je ne lui trouve point de défauts; au contraire. C’est un bon cheval, et très doux.