Ne veux-tu pas changer le destin de ma vie,

Et donner de beaux jours à mes derniers hivers ?

N’oppose plus ton deuil au bonheur où j’aspire.

Ton visage est-il fait pour demeurer voilé ?

Sors de ta nuit funèbre et permets que j’admire

Les divines clartés des yeux qui m’ont brûlé.

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Ce n’est pas d’aujourd’hui que je suis ta conquête ;

Huit lustres ont suivi le jour que tu me pris.

Et j’ai fidèlement aimé ta belle tête