Les désirs voleront après les beaux visages :

Cloris en sera prise, et je ferai le vain.

Adieu, Caducité débile et méprisée ;

Je suis cher à la Parque, et sa fatale main

Va du fil de mes jours faire une autre fusée.

Il renoue avec ses protecteurs d’autrefois, mais il fréquente surtout à l’hôtel Séguier, où le chancelier donnait l’hospitalité à l’Académie Française ; élu en 1634, F. Mainard n’y paraissait qu’en 1645, où il travaille au Dictionnaire ; par ailleurs, il est reçu chez les précieuses. Mais, dans la ruelle de Mme de Choisy comme aux séances de la docte Compagnie, F. Mainard rencontre l’étonnement d’une autre génération, il est d’une autre époque.


Les œuvres de Mainard parurent en juin 1646, en in-quarto, avec portrait du poète par Pierre Doret. Mais la flatterie ni l’adulation les plus excessives ne valurent au poète l’inscription tant souhaitée de son nom comme pensionnaire de l’État. Ce n’est point son existence parmi les brutaux du Quercy et de l’Auvergne qui aurait pu lui conserver les belles manières dont il manquait en sa jeunesse ; il était de plus en plus inhabile et lourd. Le doute l’assiège, il commence à s’apercevoir qu’il fait fausse route :

Adieu Paris, adieu pour la dernière fois.

Je suis las d’encenser l’Autel de la Fortune.