Et brûle de revoir mes rochers et mes bois,
Où tout me satisfait et rien ne m’importune.
F. Mainard, enfin, devait se rendre à l’évidence : il n’avait rien à obtenir, le découragement l’accablait, il se le confesse sans détour :
Déserts où j’ai vécu dans un calme si doux,
Pins qui d’un si beau vert couvrez mon hermitage,
La Cour, depuis un an, me sépare de vous,
Mais elle ne saurait m’arrêter davantage.
Il rentre à Saint-Céré : « Le cher président est encore mieux dans sa cabane qu’à la porte du Palais », écrit Balzac, le 22 octobre. Le 28 décembre 1636, un cortège funèbre descendait du haut faubourg des Cabanes, à l’église paroissiale de Saint-Céré. On portait, avec les cérémonies religieuses accoutumées, « à petit bruit et le visage couvert, dans le tombeau de famille, devant l’autel dédié à la Vierge, le corps de François Mainard ».
Ainsi s’achève l’admirable étude de M. Charles Drouhet, à qui j’ai fait le plus large emprunt, pour conter la vie de l’habitant de la rue d’Aurinques, dont je ne savais pas grand’chose, ni Vermenouze non plus, au temps où nous fîmes connaissance. Il ne me semble pas qu’Aurillac porte guère d’attention à l’ancien Président au présidial et au poète dont l’œuvre personnelle et sincère comporte des chefs-d’œuvre et mérite le plus vert laurier.