Mais comment rendre cette parole qui a des ailes, ce geste qui fait de la lumière ! La tempête peut s’amonceler au dehors : nous sommes dans le phare où brille la radieuse clarté. Quel discours exquis sur la gloire, sur la gloire éphémère, sur la postérité chanceuse… Nous citons Homère, Virgile… Mais l’auteur du Poème du Rhône est sceptique :

— Qui lirait l’Odyssée et l’Énéide, si ce n’était aux programmes scolaires ?

Il n’inscrira donc pas même son nom sur la pierre funèbre, mais cette épitaphe seulement, qu’il me confie :

Non nobis, domine, non nobis

Sed nomini tuo

Et Provinciæ nostræ

Da Gloriam…

Ce n’est pas pour lui, mais pour Dieu, et à la gloire de la Provence, que s’élèvera le monument…

— Oui, je sais bien comment cela se passera… Tenez ! je viens de l’expliquer en vers… Je vais vous les lire…

MON TOMBEAU