Au milieu des gazons que mouille une eau sonore,

Ni contempler les bois fumeux baignés d’aurore

Ou les pourpres mélancoliques des couchants.

Je ne vois plus le ciel qu’à travers mes fenêtres,

D’où je découvre un large horizon de sommets,

Par l’automne aujourd’hui tristement embrumés,

Et plus près, un coteau crayeux, bordé de hêtres.

Les monts sont gris, le bois rouillé, le coteau nu ;

Mais malgré sa pâleur froide, ce paysage

Garde pour moi le charme attendri d’un visage