Je rêve d’eux, l’hiver, sur mon banc de noyer,
Près de l’âtre et je pense, en regardant la flamme,
Que c’est la lueur chaude et tendre de leur âme,
Qui revient, un instant, réjouir le foyer.
Seul, dans sa sagesse, Verlaine, en une accalmie de retour à la foi, a pu écrire des hexamètres de cette pure et touchante simplicité. Voilà, après une existence d’émigrant et de célibataire, voilà Vermenouze, qui n’était pas sans quelques habitudes invétérées de vieux garçon, tout fondu, en douceur, en tendresse infinie, à l’emprise de son cher entourage, fermant les yeux de sa mère, gâtant ses nièces, rimant des propos de noces émus :
Toi, ma nièce, tu vas franchir ce seuil bénit,
Partir de ce foyer, pour en fonder un autre,
Mais le Bon Dieu permet que ce soit près du nôtre,
Et tu viendras souvent retrouver le vieux nid.
Et chaque fois que sur ta porte hospitalière,