En ton honneur, je chasserai mes oiseaux noirs.
Cependant, il fallait fuir les boues où se détrempait Vielles, dès l’automne, pour des climats plus propices. Vermenouze faisait cette concession à ses docteurs. Il ne s’y trompait pas : ne racontait-il pas ce trait sinistrement avertisseur d’un hôtel de la Côte d’azur, où l’on refusait de le loger, à son apparence trop maladive. Aussi, est-ce sans forte conviction qu’il se chauffait à « ses derniers soleils » ; remerciant, par exemple, les arbres d’Hyères :
Vous tous, arbres des bords méditerranéens,
Qui si longtemps, avez offert à ma névrose
L’abri tiède de vos bosquets élyséens,
Je vous quitte à regret et je vous remercie.
J’ai senti, grâce à vous, ma souffrance adoucie ;
Et vos tièdes senteurs, vos brises, vos fleurs d’or,
L’air vierge de la mer, la splendeur du décor,
Ont rouvert tout mon être aux charmes de la vie.