Si mon style trop plat dégoûte le lecteur
Qu’il corrige l’ouvrage et le rende à l’auteur.
Le Dialogue annoncé est toute une pièce, la moralité du moyen âge, à nombreux personnages réels ou symboliques, l’Ange Gardien, le Juge, le Curé, le Démon, l’archange saint Michel, qui arrive trop tard pour porter secours à l’âme en perdition, et ne s’émeut pas autrement de la victoire de Satan :
Counsoloté, moun cher counfrairé,
Bouto qué n’oben pas perdut gairé
(Console-toi, mon cher Confrère, dit-il à l’ange gardien ! Et mets que nous n’avons pas perdu beaucoup.)
En effet, le Curé n’hésite guère à jurer que par peur de l’Enfer. Les scrupules ne l’encombrent pas !
Yeou jurorio bé prou, mais l’ifer ! Malopesto !
(Je jurerai bien assez, mais l’enfer ! Malepeste !)
La Conscience apparaît, mais sans confiance. Elle a essayé d’intervenir d’autres fois. On lui a dit : Chut ! Elle n’a qu’à se taire, dorénavant.