Aussi ne suis-je pas sans orgueil de l’apparition de ces poèmes: «Je pourrai traverser le village la tête quillée droit, et piquer une plume au chapeau pour aller, ce soir, au café», se réjouit un chasseur de Vermenouze, lorsqu’il descend quelque bonne pièce, dont s’enfle sa gibecière! Eh bien! de moi non plus, l’on ne se rira pas. J’ai fait belle chasse aussi, quand j’ai levé ce gibier fameux, qui ne se rencontre pas souvent sous le canon du fusil: un poète!

Thiers.—Trou de Sailhens.

C’est, il y a quelques années, par une pluie à éteindre des volcans; et les nôtres n’en ont plus besoin! Les parapluies d’une foule énorme, compacte, massée devant le Palais de justice d’Aurillac ne faisaient qu’une tente, une immense champignonnière, du square, des avenues, jusqu’au fond de la place; un concours monstre de cabrettes avait attiré cette multitude, qui patientait, dans l’attente d’une éclaircie! Au café voisin, où, les messieurs du jury, nous espérions, je faisais et défaisais sans fin la première phrase de mon allocution présidentielle: «Mes chers compatriotes!...»

Vue générale de Billom.

Enfin, la fête s’ouvrit à travers les averses.

Discours habituel: «Mes chers compatriotes...»

Et puis, nos cabrettaïres commencèrent d’exécuter bourrées, montagnardes et regrets.

Ah! nous en fîmes un content de la cabrette!