A Billom.—Le tambour de ville.
Pour connaître l’homme et le poète, il suffit de lire: Où et comment fait ses vers le capiscol, pour qui chasser et chanter ne font qu’un...
Chasseur de bêtes, de paysages, de types, qu’il ajuste du même œil, et vous tombe aussi sûrement de son fusil ou de son crayon, fourrant les uns dans son carnier, couchant les autres sur son calepin! Étonnez-vous ensuite du fumet de ces vers où la nature colle, pour ainsi m’exprimer, comme le sang figé avec poils et plumes au havre-sac, comme une pâte de boue, d’herbe, de chaume aux bottes, aux guêtres...
Environs de Billom.—L’étang du Fayet.
Ah! tout ce qu’ils nous rappellent, ces vers, regardez, lecteurs, suis-je tenté de crier comme au ministre.
Hélas! la traduction pour qui n’entend pas le patois est comme la brume, tout à l’heure sur la montagne, pour le ministre...; elle empêche un peu...
Mais que l’on tâche, que l’on s’obstine quelques instants... et l’on apercevra bientôt les contours, et bientôt les replis secrets d’une Auvergne ignorée des buveurs des stations thermales, une Auvergne la vraie, dont les solitudes ne sont hantées que de la silhouette primitive du vacher, de cloches de troupeaux libres dans les pacages, d’un vol de milan, vers les sommets qui fouillent le ciel de leurs cimes fourchues, comme des taureaux de leurs cornes furieuses...
Lamartine écrivit de Mistral qu’il avait fait de la Provence un livre. Toutes proportions gardées, Vermenouze a fait de l’Auvergne un livre aussi. Voulez-vous vous risquer? Vermenouze vous enseignera les chemins.
Vous n’avez qu’à feuilleter Flour de Brousso!