Pauvre patois que nous pleurions déjà, que nous voyions trop enseveli sous tant d’alluvions, par tant d’infiltrations du siècle...

Et voici qu’on nous le montre debout encore, ferme et dense comme le roc, et pas si décrépit et pas si ruineux!

Et voici que—des vagues conglomérats—au moindre coup de pic, au premier coup de plume, affleure toujours le pur filon de la lave auvergnate, ô Vermenouze!

Le patois se meurt, a-t-on crié...

Vive le patois, répliquent le poète de Flour de Brousse, et la vaillante pléiade de Lo Cobreto, qui veut pousser la sienne, chanter son air, aussi, dans le concert félibréen...

Le patois se meurt, pourtant, il vit!

Comment douter? lorsque Vermenouze en fait sortir et s’épanouir ces fleurs si drues et si vivaces!

Olliergues.

Car, en effet, c’est à l’heure où tout se ligue contre lui, où il semble que la fin du siècle entraîne, dans son tourbillon irrésistible, tous vestiges du passé, que le patois, silencieux jusque-là, se lève et chante...