Plateau de l’Artense,
vu de la route de la Tour-d’Auvergne.
Anglards-de-Salers s’est distingué assez originalement en 1635 par son refus de payer l’impôt. Un jour, les habitants d’Anglards refusèrent de verser leur argent sur le dolmen dont se décore la place publique, et qui servait de table à cet effet. «Les habitants de ce village, généralement grands et forts, ont reçu le sobriquet de carabins (carabiniers), pour avoir pris une part active à l’insurrection de 1635, appelée la Guerre des sabots. Voici dans quelles circonstances elle éclata: Isaac Dufour, citoyen de Murat, homme fiscal et peu aimé, avait pris l’adjudication de l’impôt établi sur les animaux à pieds fourchus. Cet impôt, déjà impopulaire, reçut un surcroît de défaveur par la manière dont le fermier nouveau le prélevait. Les paysans, irrités, se réunirent et s’armèrent. On envoya des troupes contre eux, et à la troisième rencontre, cinq cents insurgés restèrent sur le carreau. L’échauffourée finie, la justice fit relâcher les prisonniers, moins un nommé Vaissières, qui fut pendu...»
Mauriac.
Notre-Dame-des-Miracles.
A Mauriac, Notre-Dame-des-Miracles, classée parmi les édifices romans dignes d’attention, porte dans son tympan des sculptures qui ont été estropiées à la Révolution. Une Vierge Noire est adorée dans le sanctuaire de cette église, patronnée par sainte Théodechilde, fille de Clovis; Mauriac s’agrémente de larges rues, d’un cours où la mémoire de Monthyon, qui fut intendant d’Auvergne, se perpétue par des vers de Marmontel sur un obélisque; une lanterne des morts subsiste du xiiie siècle à l’entrée du cimetière. Mauriac posséda l’une des trois premières écoles des jésuites avec Billom et Paris. A Mauriac, naquit Chappe d’Auteroche, astronome, oncle de Chappe, l’inventeur du télégraphe.
A Mauriac.
Jusqu’à ces dernières années, Mauriac, sans chemin de fer, était fort animé, un mouvement de voitures, de diligences, très diminué depuis que la voie d’Aurillac à Bort dessert la ville; les fouets et les grelots se sont tus au coup de sifflet de la vapeur... C’est le train qui amène la foule aux marchés et à la Saint-Mary...