Ruines d’Apchon.
De Mauriac vers Riom-ès-Montagne, le pays paraît tout plantureux avec les champs, les vergers, les cultures, après la traversée de hauts plateaux, de forêts, de rocs, de Murat à Salers.
Comme Mauriac, Riom est un marché important, aux foires très suivies.
Riom, plus élevé, avec ses sucs—comme on y appelle les plombs et puys—est moins avenant.
On y raconte comment un homme s’enrichit jadis aux Rôtisses, où l’on a trouvé «des antiquités». Un cultivateur aperçut trois couleuvres qui buvaient à la fontaine Saint-Georges, ayant déposé chacune sur le gazon, pour ne pas le laisser choir dans l’eau, l’anneau d’or que portent les serpents à qui est confiée la garde de quelque trésor. Il trompe leur surveillance, les épie, creuse à l’endroit où elles se sont réfugiées, y découvre une marmite pleine d’or...
Non loin de Riom, le château d’Apchon... ses ruines au ciel...
On ne se lasserait pas d’arriver à Murat, pour en repartir, ai-je écrit, à cause des routes qu’il offre...; d’abord nous nous sommes engagés sur celle de Salers; maintenant allons à Ségur et Saint-Saturnin, par les pâturages bordés de basalte, l’étendue plantée de dykes, par le lac des Sauvages où une chapelle du XIVe siècle s’érige sur un rang d’orgues à près de douze cents mètres d’altitude; de Murat, une autre fois, dirigeons-nous, à l’opposé, vers Allanche, Marcenat, Condat, Champs, etc.
Par des pentes caillouteuses, des plateaux rugueux, des fentes de vallées verdoyantes avec des ruisseaux tapageurs, on gagne Allanche...
Allanche.—Entrée du village.