Personne dans les auberges, rien que nous que l’on interrogeait déjà, les gens inquiets et soupçonneux de ces étrangers dans la mine...
Le vigneron de Conques ne réveillonnait pas, sous le philloxéra!
Le mineur de Champagnac, après les semaines de chômage, le crédit barré aux cantines, comment faisait-il la Saint-Sylvestre, dans les taudis sans pain ni chandelle!
Montagne, ô marâtre, dont tant de milliers de fils avaient dû émigrer depuis l’automne, déjà!—et qui ne pouvais nourrir ceux qui restent... Et d’autres années sont plus terribles encore, où «l’on est obligé de découvrir les écuries et les chaumières pour donner à manger aux animaux le chaume qui les couvrait...»
O mon pays, c’est ainsi qu’aux flammes de tes mines incendiées, de tes montagnes qui brûlent, comme vers Rodez, depuis un siècle, en écobues colossales, c’est ainsi que trop souvent tu m’apparais, avec tes enfants aux faces de désolation et de famine...
A Salers.
Grande place de Volvic.