De même pour Châtel-Guyon, aujourd’hui concurrente de Marienbad, de Carlsbad, de Kissingen!
Sur la route de Fontanat.
Les poètes ne l’ont point chantée, non plus. Et c’est aussi de par la Faculté que la voici renommée, riche et prospère.
Pourtant, elle était bien ignorée, lorsque, comme à Royat, s’y rendait Legrand d’Aussy. Châtel-Guyon ne possédait même plus du château édifié au XIIe siècle par le comte d’Auvergne Guy II (castrum Gudonis) que l’emplacement,—à présent le Calvaire; rien qu’une baignoire «que les gens de bien s’étaient pratiquée dans la roche même».
Mais dans ce canton, «où tout est eau minérale», il existait d’autres sources.
A Fontanat.
Leur locataire, «voulant que la sienne fût la seule qui subsistât, a tout fait pour détruire l’autre. Il a poussé la malice, dit-on, jusqu’à tenter d’en fermer la sortie, en y enfonçant un coin de fer; le coin a été rejeté, et le jet subsiste toujours».
En une moitié de siècle, Châtel-Guyon, avec ses sources Deval, du Sopinet, du Sardon, Gubler, Duclos, son établissement Brosson, repris par une compagnie, et augmenté et aménagé pour la plus aristocratique clientèle, pour les dyspepsies et les diabètes à particules, et les obésités à couronnes, Châtel-Guyon triomphe, et de son animation croissante doit bien déranger le calme sommeil de Riom, à quelques kilomètres, Riom la Belle-Endormie: Châtel-Guyon, c’est la Belle-Éveillée; ce qui advint à la Tiretaine, le Sardon l’éprouve pareillement; à peine né, il peut savoir tout de la vie, par ce chemin dans le parc, où, chaque saison, s’assemble une société d’élite; la Tiretaine et le Sardon, en tombant dans l’Allier, doivent avoir de quoi émerveiller tant de ruisseaux mal dégrossis en de rugueux parcours...