Dans les coutelleries, nous traversions des salles vides, où, çà et là, les équipes diminuées allaient et venaient, désœuvrées, dans l’attente de l’eau...

Un coin de Thiers vu du pont Saint-Jean.

Les chiens, inoccupés, tirant la langue, erraient par les escaliers, rappelant ces chiens qui, dans je ne sais quelle ville maussade, semblent supplier le voyageur de leur donner du pied au derrière pour les désennuyer...

Ces chiens paraissaient bien embarrassés de tuer leurs loisirs, et, sans doute, les vacances leur pesaient; le métier d’édredon, à quoi ils sont d’ordinaire assujettis, venant à leur manquer, ils ne se trouvent guère capables d’un autre mode d’activité; car ces chiens servent de chaufferettes vivantes aux polisseuses, tout le jour allongées sur le ventre, tête plus bas que les pieds, et cela, aux étages inférieurs, les plus humides,—les caves des fabriques; or nous n’en aperçûmes, de ces polisseuses, que quelques-unes, étendues, horizontales, sur leurs planches, ayant, d’ailleurs, donné congé à ces auxiliaires inutiles en travers de leurs mollets, par ce soleil torride, cette Durolle aux gouttes qui devaient bouillir; ah! il n’y avait pas à redouter les vapeurs froides du fond de la vallée!

Thiers vu du pont de Seychalles.

Ce n’est que par brefs instants, aussi, que nous pûmes admirer les prodigieux feux d’artifices que tirent les raiguiseurs, avec ces myriades d’étincelles des lames râclées sur les meules, ces myriades de moucherons lumineux, de libellules de flammes au long de la rivière...

Sur la route du Moutier.