Si bous fatchias de lou chiëre,

Bous respondou tout coulère :

Naütres n’en mantzens tout l’an

A Murat, dessous Bredon.

« A Murat, quand on vous invite, — On met sur un petit plat — Un peu de chèvre pourrie, — Disant que c’est du bon mouton. — Si vous vous fâchez de leur chère, — Ils répondent tout furieux : — Nous en mangeons toute l’année — A Murat, dessous Bredons. »


Il ne faut que quelques minutes d’ici pour atteindre au sentier, et ensuite au haut du rocher de Bonnevie, où l’on goûte délicieusement la pureté de l’air, après cette halte au charnier ; et l’on ne se lasse point de la fête offerte aux yeux, le regard errant aux lointains vaporeux où s’érigent les cônes solitaires, vers les nuages, — ou plongeant dans la fraîche vallée d’Alagnon, se reposant sur le grave profil romain de Bredons, au bout d’un rocher qui fait vis-à-vis au rocher de Bonnevie.


En route, par l’allégresse du matin, où l’air est si subtil, comme neuf, comme de l’éther vierge, vers les cimes et les plateaux déserts !

Je ne me rappelle point, ce jour-là, de Murat à Allanche, avoir fait autre chose que de respirer, avidement, profondément…