En pratiques Auvergnates, vous sûtes vous faire payer ces bribes comme un vrai repas : vous me fîtes payer gras le dîner maigre…
Sur l’avancée abrupte de son rocher, Salers se termine par une promenade, d’où l’on jouit de la vue la plus parfaite sur les vallons de l’Aspre, de la Maronne, de Malrieu, qui se réunissent à sa base — et sur les montagnes, le puy Mary, le puy Chavaroche, le puy Violent.
Longtemps, je les contemplai, non sans tristesse, car, après ce cordon de route qui court à leurs flancs, et que j’allais suivre jusqu’à Murat, c’était le départ, c’en était fini — sait-on jamais pour combien l’on s’en va ni si l’on reviendra — de les retrouver tous les jours, à chaque tournant de route de ces courses par monts et par vaux…
Neige d’Auvergne.
— Je crois bien que l’hiver est fini : voyez ce soleil, s’exclame mon voisin Bouyssou. Il nous faudra sortir un peu. Le gibier va passer de bonne heure, cette année. Nous n’aurons pas eu d’hiver, si le dicton est vrai :
C’est à la Saint-Vincent
Que l’hiver perd ou prend ses dents.
— Espérons qu’il les perdra toutes…