J. A. — 1926
P.-S. — C’est ici, un livre qui date ; à travers une Haute-Auvergne d’il y a près d’un demi-siècle, — où l’on ne connaissait pas les autos, les bas de soie ni les cheveux coupés, dans les villes de progrès et d’usines.
Veillées d’Auvergne
Dans la nuit des temps…
C’est à Aurillac, dans l’étroite rue du Rieu, une boutique de pharmacien.
Au-dessus de la porte, le nom du propriétaire : RAMES, le bon géologue de la terre cantalienne.
Je ne l’aperçois pas, tout d’abord, dans la demi-obscurité, assis derrière son bureau-caisse, courbé sur des paperasses.
Un marteau, des fragments de pierre, des débris d’ossements, sur une tablette à portée de sa main, témoignent des occupations et préoccupations du savant, tout à la minéralogie, et ne s’en distrayant qu’avec chagrin, pour la préparation des ordonnances.
— On est trop tenu, dans la pharmacie, murmure-t-il. Je ne sors plus…