M. Peyragay, ses larges narines penchées aussi sur les effluves incomparables, développait l’éloge de Gérard Seguey:

—Un garçon charmant, sympathique.

Il ajouta, ménageant un sous-entendu qui s’étendait loin:

—Malheureusement, sa sœur lui donnera de l’ennui. On parle beaucoup d’elle.

M. Lafaurie voulut savoir ce que l’on en disait:

—Vous la connaissez bien, cette petite Mme de Pontet, dont le mari montait aux courses. Un officier très brillant, qui faisait des folies au jeu. Elle-même avait une vie plutôt compliquée. Maintenant, le capitaine est mort, laissant des dettes, et elle s’accroche désespérément d’un autre côté. On raconte que ses affaires ne vont pas du tout.

Et il lui chuchota, presque dans l’oreille, une histoire que M. Lafaurie écoutait attentivement.

Devant le perron, Seguey, tête nue, fumait en silence. Odette, un instant arrêtée au seuil du vestibule éclairé, dans une robe blanche, était rentrée vivement, en l’apercevant. Mais il regardait d’un autre côté. Son souffle avivait régulièrement le point rouge de son cigare. Un grand massif d’héliotropes embaumait la nuit.

XII

Le même soir, assise devant un couvert disposé à la hâte par Louisa, Paule avait l’impression de se réveiller.