«D'abord capitaine dans un régiment de cavalerie, continuoit le comte, ce n'est pas mal débuter! Oh! vous irez loin, c'est Mme de B… qui vous porte. Cependant, comment se fait-il que la marquise ait eu le courage de se sacrifier elle-même à votre avancement, le courage de reléguer Faublas dans une garnison? Votre régiment, où est-il, Chevalier?—A Nancy.—A Nancy?… Attendez donc,… me tromperois-je? non, non. Ah! je ne m'étonne plus.—Quoi donc?—Le quoi donc est excellent!—Vous ignorez peut-être ce que je veux dire?—Je ne m'en doute même pas, en vérité!—Faublas, voilà de ces mystères maladroits qui nuisent plus qu'ils ne servent. Comment voulez-vous que je ne sache pas cela?—Et quoi, cela?—Mais! que Mme de B… possède, tout près de la capitale de la Lorraine, une fort belle terre qu'il y a longtemps qu'elle n'a vue.—Ah! ah!—Elle y compte sans doute passer toute la belle saison; et, tant qu'il vous plaira, vous obtiendrez de votre colonel des petits congés de vingt-quatre heures. Ainsi la marquise, au comble de ses vœux, vous aura tout à son aise, et ne craindra plus la concurrence de personne. Elle a vraiment trouvé le meilleur moyen d'empêcher en même temps que vous ne puissiez chercher Sophie et secourir Mme de Lignolle.—M'empêcher de secourir mon Éléonore!—Assurément, car c'est tout à l'heure que vous avez ordre de rejoindre.—Seulement au 1er de mai.—Eh bien, dans quinze jours!—A cela je gagne une semaine entière, puisqu'il est vrai que mon père devoit m'emmener samedi prochain.—Le grand bénéfice! eh! quel changement une semaine peut-elle apporter?…—Que sais-je? il arrive tant de choses en moins de temps!—Faublas, voilà ce qui s'appelle s'étourdir sur sa situation.—Taisez-vous, mon ami, taisez-vous! ne m'ôtez pas l'illusion qui me soutient!—Mme de Lignolle, quand vous l'aurez abandonnée huit jours plus tard, sera-t-elle donc moins malheureuse?—Rosambert! Rosambert! est-ce quand je touche au fond de l'abîme qu'il faut me le montrer?—Sera-t-elle moins exposée à la vengeance de ses ennemis?—Cruel!—Aux brutales fureurs du capitaine?—Il est venu ce matin. Nous étions sur le point de nous battre, lorsqu'un garde de la connétablie nous est tout à coup arrivé.—Un garde! pour lui? vous n'en avez pas, vous?—Non.—Je le crois! cela vous auroit gêné dans vos courses: il ne vous auroit plus été possible d'aller incognito visiter la marquise.—La marquise! à vous entendre, Rosambert, on croiroit que rien dans le monde entier ne se fait que par elle.—Mon ami, c'est que le lion, qui, pendant quelques semaines, sembloit profondément endormi, vient de se réveiller. C'est que je vois Mme de B… maintenant tout remuer autour d'elle: il y a huit jours, de mauvais bruits sur Mlle de Brumont commencent à courir…—Mon Dieu!—A peu près dans le même temps une lettre fatale est adressée au capitaine…—Est-il possible?—Hier, j'apprends de bonne part la rupture de M. de Belcour et de la baronne; aujourd'hui le brevet vous arrive; et moi, par contre-coup, je suis obligé de partir, et je n'ai pas, comme vous, quinze jours de grâce! il faut que je sois au régiment le 21 de ce mois, il faut que je vous fasse mes adieux après-demain, vendredi! Mais, en cela, quel est son but? car elle ne fait rien sans dessein, l'artificieuse personne… S'il ne m'est pas permis de tout deviner, je conçois du moins que, prête à frapper les grands coups, mais sachant notre réconciliation, et ne pouvant se dissimuler que l'homme du monde qui la connoît le mieux doit être le plus disposé à vous servir contre elle de sa bourse, de ses conseils, et même de son bras, s'il le falloit absolument, la marquise croit devoir, le plus tôt possible, écarter celui de ses ennemis qu'elle regarde comme le plus dangereux, parce qu'il est de vos amis le meilleur. Au reste, elle est femme dans toute la force du terme, votre Mme de B…! Après avoir battu les gens, elle leur garde rancune, et, poursuivit-il en promenant sa main sur son front, tout récemment,… tout récemment,… avant la venue de cet ordre militaire qui m'exile,… j'ai cru m'apercevoir que le coup de pistolet dont elle a bien voulu me gratifier ne l'empêcheroit pas de me faire de temps en temps quelques petites malices d'un autre genre.—Comment?—Oui, je ne suis pas sorti de chez moi depuis hier au soir; eh bien! je parierois qu'hier au soir la marquise se sera très sincèrement réconciliée avec Mme de ***, cette comtesse éternellement officieuse!… qui a tant pressé mon heureux mariage.—D'honneur, mon ami, je ne comprends rien à ce que vous me dites.—Tant mieux… J'aime assez, quand je suis fort indiscret, à rester du moins fort obscur. Vous vous en allez, mon ami? Je ne fais pas d'effort pour vous retenir, car, je l'avoue, j'ai besoin d'être seul un moment.—Vous avez du chagrin?—Un peu.—Cet ordre de partir?—Cela, et autre chose.—Que je ne puis savoir?—Ou qui ne vaut pas la peine d'être su.—Mais encore?—Bon! une bagatelle!… rien,… moins que rien. Cependant on me l'a dit cent fois, et je ne l'ai jamais voulu croire: il est difficile que la plus belle humeur n'en soit pas un moment altérée… Que voulez-vous? c'est un petit nuage qu'il faut laisser passer.—Rosambert, vous parlez comme un oracle; je reviendrai quand vous serez intelligible. Adieu.—Adieu, Faublas.—Au moins vous voudrez bien présenter mes devoirs à la nouvelle mariée et l'assurer de mes regrets.—Oui,… oui,… ce soir vous la verrez,… je vous l'amènerai ce soir.—Étourdi! je m'en allois, sans vous avoir même demandé son nom.—De Mésanges, répondit-il.—De Mésanges! m'écriai-je.—Eh bien, qu'y a-t-il qui vous étonne?—Rien.—Il vous a frappé, ce nom?—Frappé!… c'est que j'ai connu dans ma province un frère de cette demoiselle.—Elle n'en a pas.—C'étoit donc un de ses cousins. Adieu, mon ami.—Non, non, Chevalier! écoutez donc: quand vous l'avez connu, ce cousin, avez-vous aussi connu la cousine par hasard?—Point du tout. Pourquoi?—Ah! pour… pour rien. Tenez, Faublas, ayez de l'indulgence, je suis aujourd'hui d'une bêtise amère.»
Je me hâtai de sortir pour que Rosambert ne vît pas sur mon visage trop de gaieté succéder à trop d'étonnement.
Mon père m'attendoit avec impatience. Comme j'entrois chez lui, je l'entendis qui disoit à ma chère Adélaïde: «Eh! malheureuse enfant, si cela étoit, me verrois-tu si tranquille? Accourez donc, me cria-t-il dès qu'il m'eut aperçu, votre sœur se désole. Elle prétend qu'il vous est arrivé quelque malheur et que je le lui cache.—Oh! mon frère, s'écria-t-elle, je serois morte si vous n'étiez pas revenu. Mais quand est-ce donc que vous ne vous battrez plus qu'à cause de Sophie?—A propos, interrompit le baron, je n'ai jamais songé à vous faire cette question que lorsque vous n'étiez pas là. Qu'est devenue, je vous prie, la lettre de M. Duportail?—Mon père, je l'avois gardée, je l'ai perdue à Montargis, le soir que je m'y suis trouvé mal. C'est sans doute Mme de Lignolle qui l'a trouvée, mais je n'ai pas osé lui en parler. Ce qui m'étonne, c'est qu'elle ne m'en ait jamais rien dit.»
Le soir du même jour, Rosambert nous amena sa femme. D'un bout de l'appartement à l'autre, madame la comtesse, reconnoissant ma sœur, qu'elle n'avoit pourtant jamais vue, s'arrêta toute surprise. «Avancez donc, lui dit son mari. Qui vous retient à cette porte?—Dame! lui répondit-elle en regardant toujours ma sœur, c'est qu'il me semble que la voilà.—Qui?—Ah! dame! une demoiselle que je croyois ma bonne amie.—Vous connoissez mademoiselle?»
Pendant ce court dialogue, je me demandois ce que j'avois à faire pour empêcher la jeune femme de se trahir tout à fait. M'éloigner un instant, c'est livrer ma sœur aux dangereuses questions, aux reproches embarrassans de la comtesse, à qui d'ailleurs je donnerois bientôt un nouveau sujet d'étonnement, puisque je ne pourrois me dispenser de reparoître bientôt au salon. Je devois donc, tout au contraire, me hâter de me faire remarquer de Mme de Rosambert, afin de lui rappeler ainsi les éclaircissemens nécessaires, les prudens avis que, la veille du mariage, Mme d'Armincour avoit très probablement donnés à l'innocente Mlle de Mésanges. Ce fut le parti que je pris. Je me jetai devant elle et la saluai respectueusement.
La comtesse fit alors un cri, laissa tomber ses bras, perdit toute contenance, et, prête à se trouver mal, fut obligée de s'appuyer contre la porte. Cependant elle ne cessoit de promener ses regards tantôt sur ma sœur et tantôt sur moi; je voyois bien qu'elle étoit encore embarrassée de savoir qui de nous deux étoit sa bonne amie. «Voilà, dit Rosambert, une véritable reconnoissance! fort singulière, tout à fait théâtrale! mais il me semble que, dans cette scène, d'ailleurs très amusante, ce n'est pas moi qui joue le beau rôle.» De l'autre côté, mon père murmuroit tout bas: «Encore des quiproquos! encore une aventure galante! je le parierois.—Vous connoissez donc mademoiselle?» reprit le comte en montrant ma sœur à sa femme. Celle-ci, mal à propos s'avisant de vouloir être fine, répondit: «Ah! mon Dieu! non. D'abord, moi, je ne connois pas du tout Mlle de Brumont!—De Brumont! répéta Rosambert. Maudit soit donc l'infernal génie qui vous fait deviner son nom! Ainsi, continua-t-il en se frappant le front, plus de doute! aucune espèce de doute! je suis déjà ce qui s'appelle un mari, un vrai mari!… Je le suis! je l'étois même avant les noces. Le comment! je l'apprendrai peut-être quelque jour…» Mon père se pencha à l'oreille du comte pour lui recommander de la modération. «Songez que ma fille est là, lui dit-il.—Vous avez raison, Monsieur; et je suis, je l'avoue, inexcusable, moi, inexcusable de faire tant de bruit pour une bagatelle. Mais vraiment, de quelque manière qu'on y puisse être préparé, on ne reçoit pas le coup sans crier un peu… J'ai du courage, je ne vous demande qu'un instant pour me remettre. Tout à l'heure vous me verrez parfaitement tranquille… Néanmoins convenez que ce jeune homme peut se vanter d'avoir la plus maligne étoile,… assez bonne pour lui, mais si fatale à tout ce qui l'approche! Il semble qu'il soit écrit là-haut que pas un de ses amis, pas un ne l'échappera!…» Il ne put s'empêcher d'interroger encore la pauvre petite femme: «Madame, vous n'avez vu mademoiselle nulle part?—Nulle part. Oh! mon Dieu! non; pas même chez ma cousine de Lignolle.—Ah!… quelle fureur aussi de questionner quand… quand on est sûr… Fort bien, Madame la comtesse! fort bien! c'est assez, le chevalier lui-même me dira le reste.»
A ces mots, le comte parut prendre son parti. Chacun s'étant assis, la conversation roula sur des objets indifférens. Cependant la nouvelle mariée, qui parloit peu, me regardoit beaucoup. Elle me regardoit d'un air qui sembloit annoncer que, si elle étoit encore un peu mécontente et étonnée de la manière dont j'avois entretenu ses erreurs en profitant de son ignorance, elle ne se sentoit pourtant pas disposée à garder éternellement avec moi sa surprise et son ressentiment. Rosambert, pendant ce temps-là, se faisoit une extrême violence pour dissimuler les inquiétudes que lui donnoit l'attention soutenue dont il voyoit sa femme m'honorer; et, comme enfin la comtesse se mit à rire, il lui demanda pourquoi. «Dame! je ris parce qu'il rit, lui.—Lui! lui! Madame, et pourquoi rit-il, lui?—Dame! il rit peut-être de ce que… Ah! mais c'est que je ne peux pas vous dire… Dame! je ne sais pas de quoi il rit.» En vain le comte voulut retenir un signe d'impatience, en vain il essaya d'étouffer un profond soupir; et, puisque Rosambert mettoit de l'amour-propre à ne pas laisser voir les petits chagrins que sa mésaventure lui causoit, je crois qu'il étoit temps qu'il s'en allât. «Adieu, me dit-il, et sans rancune. Demain, dans la soirée, vous trouvera-t-on chez vous?—Oui, mon ami.—Vous pouvez compter sur ma visite.—Y viendrai-je avec vous? lui demanda sa femme.—Quelle question me faites-vous là! répondit-il d'un air assez détaché: ce sera comme vous voudrez. Je vous observe néanmoins que les jeunes femmes ne vont pas ainsi chez les garçons, tous les jours surtout.»
Cependant la comtesse alloit descendre, je lui présentai la main. «Ah! dame! je ne demande pas mieux! dit-elle en serrant la mienne. Mais c'est pourtant que je vous en veux beaucoup! Vous m'avez bien attrapée, au moins!—Chut, chut! s'écria Rosambert. Madame, ces choses-là ne se disent pas quand il y a du monde, surtout quand le mari est là.»
Tous deux ils partirent. Le lendemain, à six heures du soir, le comte vint chez moi; mais il n'amenoit pas la comtesse. Au reste, il entra dans ma chambre en poussant de grands éclats de rire. «Tout cela est fort plaisant, s'écrioit-il, infiniment plaisant!—Quoi?—Ce que la comtesse m'a raconté.—Vous avez vu Mme de Lignolle?—Eh! non, ma femme. Elle m'a tout conté, vous dis-je, et devant elle j'ai gardé mon air sérieux à cause des bienséances. Maintenant que je suis chez vous, permettez-moi de ne me plus gêner, permettez-moi de rire. Vous êtes né pour les comiques aventures.—Rosambert, si vous voulez que je vous réponde, expliquez-vous.—Ah! cette fois, je suis clair; mais, si vous m'y forcez, je le serai davantage.—Comme il vous plaira.—Oui? Eh bien, écoutez: ma femme m'a dit qu'avant de devenir ma femme elle avoit été votre femme…—Cela n'est pas vrai.—Comment! c'est vous qui niez le fait? c'est vous…» Je l'interrompis vivement: «Monsieur le comte, un mot, je vous prie. Avant de me continuer vos insidieuses confidences, entendez-moi bien: toutes vos questions sur une matière aussi délicate seroient, de quelque manière que vous puissiez les risquer, seroient, dis-je, absolument inutiles: si le fait est faux, je ne suis pas assez cruellement fat pour en accuser votre femme; s'il est vrai, je ne suis pas assez sottement indiscret pour l'avouer à son mari.—Mais on ne vous prie ni d'avouer ni de désavouer; on demande seulement que vous écoutiez. Mme de Rosambert m'a raconté que vous aviez eu le bonheur de coucher avec la douairière d'Armincour; que cette nuit-là vous aviez quitté le lit de la marquise pour venir causer dans celui de Mlle de Mésanges, qui bientôt avoit cessé d'être demoiselle, mais sans le savoir, puisque, après vous être comporté avec elle comme un très galant homme, vous l'aviez pourtant laissée persuadée que vous étiez une fille. Chevalier, convenez donc que, si la jeune personne m'a fait une histoire, elle en sait faire de jolies, et souffrez que j'en rie.—Rosambert, loin de m'y opposer, j'en vais rire avec vous.—J'ai pourtant, reprit-il d'un air un peu plus grave, une question à vous faire,… avec les ménagemens convenables. Supposons,… c'est une supposition, vous comprenez bien?… supposons que l'aventure vous fût arrivée, en auriez-vous fait la confidence à Mme de B…?—Jamais.—C'est ce que je pense. Qui pourroit donc le lui avoir dit? car mon mariage, il n'en faut plus douter, est un bienfait de la marquise; et, comme je vous le confiois hier matin, parce que les découvertes de la nuit précédente me l'avoient déjà fait pressentir, c'étoit uniquement pour Mme de B… qu'elle agissoit, cette obligeante comtesse de ***, qui me paroissoit toute dévouée. Au moment même où, tout à fait dupe de leur stratagème, je dotois d'un ample douaire[7] la virginité de Mlle de Mésanges, à qui certainement il ne falloit rien pour cela, les deux puissances belligérantes annonçoient publiquement que leur rupture avoit été simulée, et que c'étoit M. de Rosambert qui payoit les frais de la guerre. Au reste, je suis obligé de le reconnoître, la marquise est vraiment noble dans ses vengeances: quand elle m'a estropié de ce coup de pistolet, elle pouvoit en recevoir un; maintenant qu'elle me fait donner pour fille une demoiselle passablement femme, au moins elle a soin de dorer la pilule: elle y joint, pour me consoler, vingt mille écus de rente. Chevalier, quand vous verrez ma généreuse ennemie, remerciez-la de ma part, je vous en prie. Dites-lui que d'abord je n'ai pas été totalement insensible au petit malheur de me voir, par un sot hymen, rangé dans la foule; mais rendez-moi justice: ajoutez que ma foiblesse n'a duré qu'un moment; qu'à présent je prends fort bien la chose. Surtout, ne manquez pas d'assurer la marquise que, malgré ma propre infortune, je me sens disposé plus que jamais à me moquer des époux malheureux… Faublas, venez-vous avec moi?—Où cela? Je vous vois superbe! Comment! l'épée! l'habit de cérémonie! Faites-vous déjà des visites de noces?—Non, des visites d'adieu, puisqu'il faut que je parte demain.—Et vous demandez que je vous accompagne?—Je soupe au faubourg Saint-Honoré; nous mettrons pied à terre aux Champs-Élysées; nous ferons quelques tours de promenade, nous causerons.—J'y consens, pourvu que ce soit seulement de Mme de Lignolle.—Très volontiers. Me voici désormais un mari comme cent mille autres; mais n'importe, je suis toujours du parti des jeunes gens contre les époux… Faublas, voilà que j'y songe: n'allez pas vous mettre en tête que je vous emmène avec moi pour vous empêcher de courir où l'amour pourroit vous appeler.—Comment?—Oui, si vous aviez quelque conquête toute récente, un rendez-vous chez une jeune femme déjà fatiguée de son nouvel époux, ne vous gênez pas.—Rosambert, si vous pensiez réellement que cela fût possible, en parleriez-vous d'un ton si dégagé?—D'honneur, je le crois! L'adversité vient d'éprouver mes forces, je me sens capable de tout.
[7] Les plus savans jurisconsultes définissent le douaire: Pretium defloratæ virginitatis. Je veux qu'il y ait aussi de l'érudition dans cet ouvrage, pour qu'on y trouve un peu de tout.