La valse cesse. Germaine et Stopwell rentrent en s'accrochant aux chaises et aux consommateurs. Germaine tombe sur une grosse dame. Elle rit. La dame l'insulte. Stopwell hausse les épaules. Le mari de la dame se lève. La dame le calme et l'oblige à se rasseoir.

Jacques devine la scène. Tout cela n'est pas très au point.

Louise, avec le même geste du menton, et comme à un enterrement on prévient l'ami bavard qu'il se trouve derrière un membre de la famille, montre à Germaine le malheureux.

—Il se remettra, dit-elle.

Ce mot était humain dans le sens où la loi estime pitoyable la balle que l'officier tire à bout portant sur un fusillé qui respire encore.

—Une cigarette? offre Stopwell.

Charmante attention des hautes œuvres.

La retraite jouée, ils sortirent. Ils montèrent dans l'automobile de Germaine. Jacques hissé, ballotté, sans force, voyait à droite et à gauche un décor trouble. Un profil: Mahieddine; l'Odéon, des affiches, le Luxembourg, la taverne Gambrinus, le bassin. On reconduisait Stopwell.

L'automobile s'arrêta près du Panthéon. Stopwell descendit. Comme Jacques restait à sa place:

—Allons, dit Germaine, tu dors? On arrive.