—Egaré! répéta Cébronne avec étonnement.
—Oui... Ma mère vous dira le pourquoi de mon refus.
—Vous avez parlé de questions, dit Mme Deplémont. Il y a dans notre passé des points trop douloureux pour que nous les abordions, et nous vous supplions de comprendre à demi-mot.
Ces allusions n'apprenaient rien à M. Cébronne, mais il n'admettait pas qu'on eût la pensée de couper court à une explication.
—Mademoiselle, dit-il, si ce passé, dont parle madame votre mère, n'existait pas, m'accepteriez-vous comme mari?
—Oui... avec joie!
—Gertrude, que dis-tu? s'écria Mme Deplémont avec un accent de reproche.
Mais Gertrude, se rappelant ses résolutions, voulait vivre dans sa plénitude la seule minute de bonheur que la vie, selon elle, pût verser dans son cœur affamé de tendresses.
—Dois-je croire que vous m'aimez? dit M. Cébronne qui se leva avec vivacité pour s'approcher d'elle.
Les grands yeux expressifs répondaient clairement à la question.