—Mais, monsieur le curé, nous sommes au mois d'août, on étouffe!
—C'est vrai, répondit le curé, qui perdait un peu la tête. Alors ne vous couvrez pas trop, de peur d'attraper un refroidissement.»
Nous nous levâmes après avoir fait de vains efforts pour grignoter quelques miettes de pain et de pâté.
«Que j'ai de chagrin, m'écriai-je en éclatant subitement en sanglots, que j'ai de chagrin de vous quitter, mon cher curé!
—Ne pleurons pas, ne pleurons pas, c'est tout à fait absurde, dit le curé, sans s'apercevoir que de grosses larmes coulaient le long de ses joues.
—Ah! mon curé, repris-je, saisie d'un remords subit, je vous ai fait bien enrager!
—Non, non, vous avez été la joie de ma vie, tout mon bonheur.
—Qu'allez-vous devenir sans moi, mon pauvre curé?»
Le curé ne répondit rien. Il fit quelques pas de long en large dans la salle, se moucha fortement et réussit à dominer l'émotion qui, l'étreignant à la gorge, ne demandait qu'à se faire jour par quelques sanglots.
La maringote était à la porte. Perrine, dans tous ses atours, devait m'accompagner jusqu'à C... et me mettre dans les bras de mon oncle.