Voilà George Leigh, parti à la recherche de miss Hanson. D'où récits d'aventures plus ou moins fantastiques, certainement peu véridiques, si peu même à mon avis, que je ne crois pas utile de donner des extraits de ce roman.
Scarlet and Steel. Some modern military episodes, by E. Livingston Prescott. London, 1897, in-8o, 362 pages[45].
[45] Écarlate[46] et Acier. Épisodes de la vie militaire actuelle, par E. L. Prescott.
[46] Allusion aux jaquettes rouges des soldats anglais.
Un hasard m'a appris que ce magistral ouvrage a été écrit par une femme. A la fois bien documentées et d'un style clair et impressionnant, ces pages laissent sur l'esprit un indéfinissable sentiment de tristesse.
C'est vraiment avec plaisir que j'ai lu ces pages émouvantes, aujourd'hui où les œuvres malsaines ou nulles s'entassent, où chaque auteur semble apporter son tribut à l'inutilité.
Chaque page de ce passionnant roman—car n'en doutez pas, profanes, il est des romans passionnants—chaque page est pleine d'action, de mouvement, de vie. Point de mauvaise sentimentalité. L'auteur a recherché avec soin ses documents avant de les placer dans son livre et, chose curieuse dans ce genre d'ouvrages, rien n'a été négligé. Les renseignements ont certainement été pris à bonne source.
En 1879, parut la loi anglaise sur les règlements et la discipline dans l'armée. Cette loi barbare en plus d'un point, comprend LES PUNITIONS CORPORELLES à infliger aux soldats dans les prisons militaires. Et ce livre répond à un besoin. Il fallait lutter contre cette discipline atroce qui fait appliquer le fouet à des hommes.
Ami John Bull, tant que tu traiteras tes soldats en enfants auxquels on donne la fessée, tu seras déshonoré devant le monde civilisé[47].
[47] Dans l'Étude sur la flagellation aux points de vue historique et médical, se trouvent de longs extraits de Scarlet and Steel. Les personnes qui ne pourraient pas lire l'original dont il n'existe malheureusement pas de traduction française, trouveront dans l'Étude sur la flagellation, la traduction des principaux passages sur le sujet qui nous occupe.