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En Angleterre, écrit M. Larcher, la loi qui permettait au mari de battre sa femme gratuitement a subsisté jusqu'en 1660.

Depuis ce temps, moyennant une faible amende, tout mari anglais peut infliger de rudes corrections à sa femme.

A notre époque, dans ce pays, il ne se passe pas une semaine, pas un jour même, sans qu'une feuille publique, soit de Londres, soit de la province, n'annonce qu'un mari a horriblement maltraité sa femme. Ces actes de brutalité conjugale sont depuis longtemps si communs en Angleterre, que le public n'y donne plus aucune attention; ils passent en quelque sorte inaperçus. On se dit: «Ce n'est rien, c'est un homme qui a corrigé sa femme,» tout aussi simplement qu'on se dirait: «Ce n'est rien, c'est un homme qui a battu son chien.» Il est même à supposer que les chiens, s'ils subissaient les mauvais traitements que subissent un grand nombre de femmes, trouveraient plutôt des défenseurs que ces dernières… Dès l'instant que de tels actes de barbarie ne soulèvent plus l'indignation publique, le devoir des législateurs serait d'aviser au moyen d'y mettre un terme… Est-ce au mari, au mariage ou à la femme qu'il faut s'en prendre? Que l'on cherche et l'on trouvera.

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Une bonne correction, dit Salomon, vaut mieux aux femmes qu'un collier de perles.

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Tilly fait la remarque que les femmes résistent souvent aux plus nobles procédés, et sont presque toujours subjuguées par le charme des plus mauvais traitements.

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Le Petit Bleu du 15 mars 1900, publiait l'entrefilet suivant: