Très intéressant volume. Édité au prix modeste de 1 fr. 25, on ne le trouve guère aujourd'hui qu'en le payant 10 ou 12 fois ce prix. C'est une série de lettres et d'histoires évidemment très véridiques qui ont paru sur le journal «Town Talk» qui, à ce moment, s'attira à Londres un mouvement de curiosité au moins aussi vif que celui provoqué par la «Pall Mall Gazette», au moment de ses révélations faites par ces vieux messieurs qui violaient de toutes jeunes fillettes, attirées par des proxénètes.
Les flagellations racontées dans cette brochure avaient été infligées en grande part à des jeunes filles d'un âge déjà respectable, soit chez elles, soit dans les écoles. L'éditeur, dans une très brève préface s'excuse d'avoir édité ces lettres, ajoutant que c'est dans le désir de voir la fustigation indécente effacée dans les maisons d'éducation.
Je crois que l'espoir d'une bonne vente n'était pas absolument étranger à cette publication. Les journaux anglais contiennent assez souvent de semblables histoires parfois très scabreuses, pour qu'il soit inutile de s'excuser de les avoir publiées. Que voulez-vous? c'est une partie de la nourriture intellectuelle des jeunes miss!
CONCLUSION
Un point d'arrêt. La place me manque et le lecteur me demande de quitter momentanément la plume. Je m'incline.
De tout cet amas de littérature spéciale, de toutes ces élucubrations qu'enfantèrent cerveaux sains et cervelles folles, que devons-nous conclure? J'ai parcouru dans tous les sens ce vaste labyrinthe, et, non sans m'être parfois égaré en route, je me retrouve à mon point de départ, observant toutefois que le trajet accompli m'a montré force beaux chemins, recoins ignorés, mystères non approfondis. Aussi vais-je m'efforcer de résumer en quelques lignes l'impression subie en route.
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Avant tout, je dois encore signaler au lecteur qu'à l'heure même où j'écris ces lignes, de nouveaux ouvrages sur la flagellation sont mis en vente. D'autre part, j'ai fait dans la présente bibliographie de nombreuses omissions, souvent volontaires. C'est ainsi que j'ai intentionnellement mis de coté les œuvres du trop fameux marquis de Sade.