—Enlevez-la, dit-il en se tournant vers Dinah.
Celle-ci, s'avançant vers Rosa, la saisit par les poignets, et, faisant demi-tour, l'enleva sur ses épaules larges en se penchant fortement en avant. Les pieds de la coupable quittèrent le sol, et elle se trouva courbée en deux sur le dos de Dinah.
Je ne tenais pas à voir le supplice et je me dirigeai vers la porte.
—Restez ici, je le veux, dit impérieusement Randolph. Levez les jupons, Jane, ordonna-t-il, et faites attention de bien les tenir hors de la portée de la badine.
Ainsi fut fait. Rosa avait la peau très lisse; ses jambes bien moulées, dans des bas de coton blanc très propres, elle portait comme jarretières des nœuds de rubans bleus, et était chaussée de jolis souliers. Randolph alla chercher une badine dans un cabinet voisin, puis revint en disant:
—Je vais maintenant vous apprendre le respect dû à vos maîtres; il y a longtemps que vous n'avez été fouaillée, mais je vais vous remuer le sang convenablement.
Rosa n'avait pas soufflé mot pendant ces préparatifs, mais à présent, elle tournait la tête vers son maître, et l'implorant:
—Oh! Massa, vous qu'a pas baillé fotté, fot a Rosa même.
Il commença de fouetter la malheureuse, frappant lentement et posément. La fille frémissait, jetant les jambes en l'air pour essayer d'échapper au terrible contact de la badine, puis elle se mit à crier et à supplier son bourreau.
—Oh! Massa, Massa, plus baillé flonflon, Massa qu'a baille top fot, oh! ché doudou qu'assez!