— Franchement immoral, ma tante, répondit pour moi Calixte d’une voix grosse de ressentiment.

Je me tournai vers Marie-Antoinette que M. Taffarel taquinait sur sa jolie toilette.

— Oh ! taisez-vous, mon oncle, je vous en prie, vous allez me faire rougir, protestait doucement ma bien-aimée.

Son oncle ? Lui aussi ! Par habitude d’enfance, probablement. Mais je n’osai m’en enquérir.

Je lui demandai si elle aimait Paris.

— Beaucoup, me répondit-elle… On s’y amuse tant !

Ce cri du cœur ne laissa pas de me surprendre. Que prétendait donc Calixte ?

— Ne trouvez-vous pas à Lyon les mêmes distractions qu’à Paris ?

— Oh ! il y a bien des plaisirs qu’on me permet à Paris qui, à Lyon, me sont défendus.

— Pourrais-je vous demander pourquoi ?