— Vous loueriez l’appartement de notre pauvre tante ?
— Avec une vraie piété, Calixte. Ignorez-vous donc mon désir, ma résolution de me fixer à Lyon ? Et dans l’appartement de Mme Greillon-Delamotte ! Ah !…
— Sept pièces au deuxième, sept mille quatre de loyer… Pas trop grand ? Pas trop cher ?
— Vous me voyez prêt à tous les sacrifices. D’ailleurs, je gagne sept cent cinquante francs par mois chez MM. Tristan-Miron, plus une impressionnante gratification au « jour de l’an » et l’oncle Célestin m’a laissé une petite fortune…
— Mon brave Philippe ! Toute notre famille vous en serait reconnaissante…
— Mon cher Calixte ! Un seul souci me tourmente : alléger la douleur de Marie-Antoinette.
Nous ne savions plus où nous en étions. Nous nous serrions les mains à les broyer. Nous nous frappions sur l’épaule. Nous avions les yeux pleins de larmes.
— Il n’y a pas une minute à perdre, me dit enfin Calixte. Il faut courir chez le régisseur.
— Donnez-moi son adresse et je m’y précipite.
Mon ami me retint par le bras.