—Antonio! m’écriai-je en l’embrassant; que je suis aise de vous voir! Mais comment êtes-vous ici? Que faites-vous? et Torrini?....

Antonio m’interrompit:

—Je vous conterai tout cela, me dit-il, venez chez moi, nous y serons plus à notre aise; je demeure à quelques pas d’ici.

En effet, au bout de deux minutes, nous arrivions rue de Lancry, devant une maison de fort belle apparence.

—Montons, me dit Antonio, je demeure au deuxième.

Un domestique vint nous ouvrir.

—Madame est-elle à la maison? dit Antonio.

—Non, Monsieur, mais Madame m’a chargé de vous dire qu’elle ne tarderait pas à rentrer.

Une fois qu’il m’eut introduit dans un salon, Antonio me fit asseoir près de lui sur un canapé.

—Voyons maintenant, mon ami, me dit-il, causons, car nous devons avoir bien des choses à nous dire.