Les fourmis sont en fort grand nombre et de plusieurs espèces. Elles couvrent toutes les vallées de leurs nids où de leurs terriers; mais elles ne se logent jamais dans les terres cultivées. Les abeilles ne manquent point au Cap. Cependant, comme les Européens reçoivent à bon marché des Hottentots le miel de rocher, qui est d'une odeur plus douce que celui des ruches, ils aiment mieux en tirer d'eux que de le devoir à leur travail.

On a déjà vu que les Hottentots découvraient par le moyen de l'indicateur les nids d'abeilles posés sur les arbres. Cet oiseau habite les forêts: il est de la grosseur d'un merle, et d'une couleur olive foncée. Il éprouve sans doute quelque difficulté à se procurer le miel dont il est très-friand; mais il a l'instinct d'appeler l'homme à son secours, en lui indiquant le nid des abeilles par un cri fort aigu chirs, chirs, et, selon d'autres voyageurs, vicki, vicki, mot qui, dans la langue hottentote, signifie miel. Il fait entendre ce cri le matin et le soir, et semble appeler les personnes qui sont à la recherche du miel: celles-ci lui répondent d'un ton plus grave, en s'approchant toujours. Dès qu'il les aperçoit, il va planer sur l'arbre qui renferme une ruche; et si les chasseurs tardent à s'y rendre, il redouble ses cris, vient au-devant d'eux, et par plusieurs allées et venues la leur indique d'une manière très-marquée. Tandis que l'on se saisit de ce que contient la ruche, il reste dans les environs, et attend sa part, qu'on ne manque jamais de lui laisser. L'existence de ces oiseaux est précieuse pour les Hottentots; aussi ne voient-ils pas de bon œil l'homme qui les tue.

Quoique les Hottentots soient mangés de poux, comme on l'a déjà remarqué, les Européens, au contraire, ne sont pas plus tôt arrivés au Cap, qu'ils se trouvent délivrés de cette vermine.

Les scorpions du Cap sont aussi dangereux par leur venin que par leur nombre.

On trouve au Cap une sorte d'araignée noire de la grosseur d'un petit pois blanc; sa morsure est fatale, lorsque l'antidote est appliqué trop tard.

La morsure d'un millepieds du Cap est aussi mortelle que celle du scorpion.

La mer voisine du Cap nourrit des phoques, et entre autres celui que l'on a nommé lion de mer. Ils viennent souvent se chauffer au soleil sur les rochers et les îlots répandus le long de la côte.

CHAPITRE V.

Côte orientale d'Afrique.