[75: Ce n'est pas ici le lieu de résumer, même sommairement, le débat qui, depuis tantôt un siècle, divise les admirateurs et les adversaires de Rousseau touchant ses procédés à l'égard de Mme d'Épinay, de Mme d'Houdetot et de Diderot; les documents mis au jour par MM. Lucien Perey et G. Maugras, dans la Jeunesse et les _Dernières années de Mme d'Épinay, ont montré avec quelle légitime méfiance devaient être lues les pages des Confessions qui la concernent. On ne lira pas avec moins de profit une remarquable étude de M. Lucien Brunel sur la Nouvelle Héloïse et Mme d'Houdetot, extraite des Annales de l'Est (Berger-Levrault, 1888, in-8°, 63 p.). Enfin, j'ai publié dans les _Appendices de la Correspondance littéraire de Grimm (tome XVI, p. 218 et suiv.) les Tablettes de Diderot, cahier de notes où sont énumérées ce qu'il appelle «les sept scélératesses» de Rousseau contre lui et ses amis.]
[76: Voyez tome I, livre IV.]
[77: Dufort de Cheverny (I, 196), qui visita aussi (en 1757) le ministre exilé, lui fait dire, au contraire, que sa seule consolation était de venir tous les jours voir son maître; mais d'Argenson se flattait sans doute encore que sa disgrâce serait de courte durée. Selon le président Hénault (Mémoires, p. 251), cette statue de Louis XV (en pied) était celle que Pigalle avait modelée pour les jardins de d'Argenson à Neuilly. Vendue en 1792 avec le château des Ormes, elle aurait été chargée, à cette époque, sur un bateau à destination de Nantes; depuis lors, on perd sa trace. (Tarbé, la Vie et les Oeuvres de J.-B. Pigalle, 1859, p. 234.)]
[78: Le véritable nom de cette terre est Sainte-Gemmes-sur-Loire (canton des Ponts-de-Cé, arrondissement d'Angers). Le château, échu par contrat à d'Autichamp (1788), fut ravagé en 1793 par les Bleus et les gendarmes, et repris par les Vendéens sous les ordres de d'Autichamp lui-même. (C. Port, Dictionnaire de Maine-et-Loire.)]
[79: Une communication bénévole de M. C. Port, membre de l'Institut, archiviste de Maine-et-Loire, me permet de donner quelques indications sur ce personnage resté inconnu à toutes les biographies, et pour cause, car, s'il a écrit quelque chose, il n'a rien fait imprimer. L'abbé Roussille, prieur de Champigné-sur-Sarthe et chanoine de l'église cathédrale (Saint-Maurice), fut élu membre de l'Académie d'Angers le 16 mars 1729. Il en était chancelier en 1760, lors de la réception de M. de Contades (13 août), et c'est alors qu'il dut prononcer sa fameuse harangue, mais le procès-verbal de cette séance manque précisément au registre. L'abbé Roussille mourut vers 1782, car son nom figure jusqu'à cette époque dans l'Almanach d'Anjou. Il avait également le titre d'associé de l'Académie de Lyon.]
[80: Le Calendarium medicum de 1764 et de 1767 donne à Noël-Marie de Gevigland les titres d'ancien médecin des hôpitaux militaires durant la guerre de Sept ans, et de utriusque pharmaciæ professor, qui auraient dû lui épargner la qualification dédaigneuse dont Marmontel a payé ses services. Gevigland demeurait rue Saint-Honoré, vis-à-vis les Jacobins. La Bibliothèque nationale possède de lui cinq thèses latines et françaises restées inconnues à Quérard.]
[81: Cette estampe, gravée par J.-L. Bosse, porte le titre suivant: Bélisaire, général de l'armée des Romains sous le règne de l'empereur Justinien. Dédiée aux vertueux militaires. (Paris, Rosselin, rue Saint-Jacques, au Papillon.) H. Walpole et Smith ont émis des doutes sur l'authenticité de ce tableau, qui fit, au siècle dernier, partie de la galerie du duc de Devonshire.]
[82: Karl-Wilhelm, duc de Brunswick-Wolfenbuttel (1735-1806), si fameux depuis par le rôle qu'il joua dans la campagne de 1792.]
[83: J.-Fr. Georgel (1731-1813), d'abord jésuite, puis secrétaire et chargé d'affaires de France à la cour de Vienne, grand vicaire du cardinal Louis de Rohan à Strasbourg, et de M. de La Fare à Nancy, auteur de volumineux Mémoires (1817 et 1820, 6 vol. in-8), dont, selon Quérard, la rédaction aurait été remaniée par divers écrivains.]
[84: Christophe de Beaumont (1703-1781).]