P. [148], l. 31: Roem.—Mss. A 1 à 7: Rouen. Fº 139.—Mss. A 20 à 22: Rouan. Fº 202.
P. [148], l. 32: Vrenon.—Mss. A 1 à 6, 8 à 22: Vernon. Fº 139.—Mss. A 7, 23 à 33: Gysors. Fº 133, en marge. Vernon a été effacé dans le texte du ms. A 7.
P. [149], l. 2: Vrenuel.—Mss. A 1 à 6, 8 à 14, 18 à 22: Viennel. Fº 139.—Mss. A 15 à 17: Vernonnel. Fº 140 vº.—Mss. A 7, 23 à 33: Vernon. Fº 133.
P. [149], l. 4: Mantes.—Les mss. A 20 à 22 ajoutent: à chevas. Fº 202.
P. [149], l. 5 et 6: Roleboise.—Mss. A 11 à 14: Roloboise. Fº 133 vº.—Mss. A 20 à 22: Roseboise. Fº 202.—Mss. A 23 à 29: Roulleboise. Fº 159.
P. [149], l. 10: estaches.—Mss. A 11 à 14, 18, 19, 30 à 33: ataches. Fº 133 vº.—Mss. A 20 à 22: estançons. Fº 202.
P. [149], l. 15: Boulongne.—Mss. A 7, 20 à 33: petite Bouloigne. Fº 133.
P. [149], l. 16 et 25 et p. [150], l. 16: voir [Sup. var.] (n. d. t.)
§ 264. P. [150], l. 17: Ensi que.—Ms. d’Amiens: Ensi que li roys englès chevauchoit et qu’il aloit, son host traynant, messires Ghodeffroix de Harcourt, ses marescaux, qui chevauchoit d’un costet et faisoit l’avangarde à tout cinq cens hommez d’armes et douze cens archiers, encontra grant fuisson de bourgois d’Amiens à cheval et à piet et en grant arroy et riche, qui s’en alloient au mandement dou roy Phelippe, vers Paris. Si les courut sus messires Godeffroys et se routte, et les assailli vighereusement; et chil se deffendirent ossi assés vassaument, car il estoient grant fuison et de bonne gent et friche et bien armet. Là eut grosse bataille et dure et qui dura longement, et mainte belle rescousse, car chacuns se prendoit priès de bien faire le besoingne. Finablement, li bourgois d’Amiens furent là desconfit, tout mort et tout pris; peu en escappa. Et perdirent tuit leur charoy, leur arroy et leurs pourveanches qui estoient grandez et grossez; et en y eut bien mors sus le place douze cens. Et retourna li dis messires Godeffroys deviers le roy englès sur le soir, et li recorda sen aventure: dont li roys fu moult liés, quant il vit que li besoingne estoit pour lui. Si cevauça li roys avant et entra ens ou Biauvesis, ardant et essillant le plat pays, ensi comme il avoit fait en Normendie. Et chevaucha tant en telle manière que il s’en vint logier en une moult belle et riche abbeie que on claimme Saint Missiien et siet assés priès de Biauvais. Si y jut là li roys une nuit. L’endemain, si tost qu’il s’en fu partis, il ne s’en dounna de garde, si vit le feu dedens et toutte ardoir, dont il fu moult courouchiés, car il l’avoit asseuret et coummandet à ses marescaux que on n’y fesist nul mal; et ceux qui le feu y boutèrent, il lez fist pendre, affin que li aultre gardaissent une autre foix mieux son commandement. Fº 91.
—Ms. de Rome: Or cevauchièrent les Englois et entrèrent ou pais de Vexsin. Et ardirent chil de l’avant garde les fourbours de Pontoise et de Biaumont sus Oise et Cormelles en Vexsin et Sas en Vexsin et tout le pais sans nul deport, et prissent le cemin de Ghissors et de Gournai. Et ardirent les Englois Gamaces et tous les fourbours de Ghisors et de Gournai et tout le pais de Vexsin, et entrèrent en Biauvoisin. Et trouvèrent chil de l’avant garde les bourgois d’Amiens assés priès de Saint Just en Biauvesins, que li rois de France avoit mandés, et aloient passer Oize la rivière au pont à Crai. Il furent courut sus de ceuls de la bataille des marescaus et se deffendirent, car il estoient bien quatre mille. Et les conduisoient li viscontes de Qesnes, li sires de Biausaut, li sires de Sautcourt et mesires Pières de Mellincourt, et furent en bon couvenant et se conbatirent assés vaillanment; mais finablement, il furent desconfi, et en i ot biaucop de mors et de pris. Li demorans tournèrent en fuites, et se boutèrent en la Herielle et ens ès villes voisines fremées de là priès. Li quatre chevalier demorèrent prisonnier, et plus de deus cens autres honmes, qui tout paiièrent depuis raençon. Ce soir retournèrent chil de l’avant garde deviers le roi d’Engleterre, là où il estoit logiés. A l’endemain, toute li hoos passa assés priés de Biauvais, et furent li fourbours ars, et une moult rice abbeie, qui est asisse assés priès de Biauvais, que on nonme Saint Lusiien. Fº 115.