P. [174], l. 28: Englès.—Ms. A 29: qui peurent bien veoir et comprendre à la verité planté du convenant des batailles du roy de France et de ses arbalestriers geneuoys, doit il avoit un grant nombre, et qui trop laschement s’y esprouvèrent, et des communautés des pais et des bonnes villes, cités et chasteaux du royaume de France, dont il y avoit sans conte et sans nombre, comme dict est, qui plus y feirent d’empeschement assez aux seigneurs et vaillans hommes que d’avancement. Et aussi j’en aprins ce que possible me fut, par les gentilshommes de monseigneur Jehan de Haynault, qui fut tousjours auprès de la personne du roy Phelippe de France.

P. [174], l. 30: France.—Ms. A 29: Le roy d’Engleterre, qui avoit ordonné ses gens d’armes et ses archers et autres pietons des marches de Galles et d’ailleurs en troys batailles tous à pied, et qui s’estoient mis à terre pour estre moins foulés au besoin, comme dict est, incontinent qu’il veit les François aprocher, il commanda que tout homme se levast ordonneement; et se rengèrent en leurs batailles, celle du prince de Galles tout premierement, dont les archers estoyent en manière d’une herse, et les gens d’armes tout au fons de la bataille. Le conte de Northanthonne, le conte d’Arondel, le sire de Roos, le sire de Ligi, le sire de Villebi, le sire de Basset, le sire de Saint Aubin et pluiseurs autres qui faisoyent la seconde, se tenoyent sus esle moult bel et ordonneement, pour conforter la bataille du prince, s’il besognoit. Vous devés savoir que les grans seigneurs, comme roys, ducs, princes et barons françoys, ne vindrent pas jusque devant la bataille des Angloys tous ensemble, mais venoyent l’un devant et l’autre derrière, sans ordre.

P. [176], l. 25: traire.—Ms. A 29: de gros carreaux.

P. [176], l. 32: perçoient.—Ms. A 29: leurs habillemens et navroyent à tous lés. Pluiseurs couppèrent les cordes de leurs arbalestes, et disoient les aucuns: «Nous ne pouvons tirer de nos arbalestes, les cordes sont de la pluye fort retraictes.»

P. [177], l. 15: relevèrent.—Ms. A 29: Là entre ces Englès avoit pillars et bidaus, Gallois et Cornouaillois, qui portoyent grans coustilles et fort trenchans.

P. [178], l. 13: gens.—Ms. A 29: comme celuy qui ne voloit partir sans faire armes.

P. [178], l. 19: amoient.—Ms. A 29: l’eussent envis laissé.

P. [179], l. 17: quatre.—Ms. A 29: voire plus de six.

P. [181], l. 16: moult.—Ms. A 29: dangereuse et horrible, mortelle et sans pitié, car princes, roys, ducs, contes, barons, ne autres n’i estoyent receus à merci ne à rançon; et y advindrent maints haults faits d’armes, qui pas ne vindrent tous à conoissance.

P. [181], l. 24: occis.—Ms. A 29: car dès le matin le roy d’Angleterre et les barons de son ost avoyent ordonné et conclu que, s’ils avoient bataille aux François, jà homme ils ne prendroyent à rençon.