P. [146], l. 12: avés.—Le ms. B 3 ajoute: premier.
P. [146], l. 14: ennemis.—Ms. B 6: la response du roy fu telle par Faucon le hirault, qui le aporta arrière, que c’estoit bien l’intencion du roy de Franche que de aller devers ses ennemis et plus avant, mais que ses gens fussent tout venus qu’il avoit mandet. Fº 486.
§ [350]. P. [146], l. 15: Ensi demora.—Ms. d’Amiens: Sus cel estat se parti messires Bouchicaus, et vint arrière à Blangi et recorda au roy d’Engleterre le responsce que vous avés oy.
Quant li roys entendi ce, si eult sur ce avis, et dounna à monseigneur Bouchicau congiet et le quita de sa foy et puis se desloga dedens un jour apriès et retourna vers Saint Omer. Et entrèrent ses gens en le comté de Fauckenberghe; si le ardirent moult villainnement. Et enssi que li Englès chevauchoient, messires Hernoulx d’Audrehen, marescaux de Franche, à deux cens armurez de fier, les costioit et leur porta plusseurs dammaiges.
Quant li roys de Franche sceut par monsigneur Bouchicau que li roys d’Engleterre estoit deslogiés et qu’il s’en ralloit vers Callais, si se departi adonc à grant esploit de le chité d’Arras, et chevaucha viers Saint Omer et vint gesir à Tieruane. Et li roys d’Engleterre ce jour vint à Eske sus le rivierre, et là se loga. Et l’endemain li roys de Franche le poursui. Et li roys d’Engleterre s’en rentra dedens Callais. Fº 100 vº.
P. [146], l. 15: cel.—Ms. B 4: tel. Fº 158 vº.
P. [146], l. 23: lui retraire.—Ms. B 3: se retirer. Fº 170.
P. [146], l. 27: Leueline.—Ms. B 3: Laueline. Fº 170 vº.—Ms. B 4: Leveline. Fº 158 vº.—Ms. B 5: Liveline. Fº 365.
P. [146], l. 27: devers.—Ms. B 3: à.
P. [146], l. 28: Faukemberghe.—Ms. B 6: Sy tost que le roy de Franche sceut que le roy Englès estoit deslogiet et qu’il se tiroit et retraioit arière, il se party de la ville d’Amiens et s’en vint à Aras et fist commandement que toutes manières de gens à cheval et à piet le sievissent. Et envoia devant son connestable, messire Jaques de Bourbon, en le chité de Terouane, à tout trois cens lanches, pour le garder contre les Englès, se nul assault y fasoient. Le roy Englès et son host, yauls party de Heddin et de là environ, chevauchèrent et passèrent assés priès de Terouane, mais point n’y assallirent, car il entendirent que elle estoit garnie de bonnes gens d’armes. Se passèrent les Englès oultre et vinrent logier droit à Alekine et sus celle rivière qui keurt desous le castiel de Maunier et qui vient à Arques. Et messire Ernoul d’Audrehem, marisal de Franche, à tout cinq cens compaignons bien montés, les poursievy et se logea celle nuit moult près d’ieaulx sus le mont de Herfault, et tant qu’il veoient bien l’un l’autre. Et l’endemain se desloga le roy et passa desous le mont de Herfault et s’en vint devers Fauquemberghe, qui estoit une bonne ville et grose et où on faisoit grant draperie. Sy fu la dite ville prinse des Englès, car il n’y avoit point de deffense, et fu toute pillie et robée et à leur departement toute arse. Et le roy de Franche s’en vint che mesme jour à Terouane, et tout son ost, et avoit bien cent mille hommes, que uns, que aultres. L’endemain, se party le roy englès de Fauquemberghe et passa à Licques et desoubz Ardre, et fist tant qu’il rentra en Calais. Fos 487 et 488.