P. [171], l. 31: Bediers.—Ms. B 4: Besieres. Fº 163 vº.
P. [172], l. 5: pont.—Ms. B 3: port.
P. [172], l. 6: fait.—Le ms. B 4 ajoute: on.
P. [172], l. 6: pines.—Ms. B 3: pignes.—Ms. B 4: pures. Fº 163 vº.
P. [172], l. 21: Jakemon.—Ms. B 3: Jacques.
P. [172], l. 28: Charcassonne.—Ms. B 3: Cabansonne.—Ms. B 5: Terrascon. Fº 369.
§ [362]. P. [173], l. 5: Quant li princes.—Ms. d’Amiens: Si se retraist adonc li prinches à tout son concquès en Bourdelois, sans avoir nul rencontre. Ne oncques li connestablez de France ne li comtez d’Ermignach ne li empechièrent son voiaige; mès, se il fuissent un peu plus demoré, sans faulte il l’ewissent combatu, car il avoient et eurent sus les camps à une journée plus de trente mil armures de fier. Mès li prinches et ses gens se retraissent si à point que oncquez il ne virent l’un l’autre. Enssi se deffist et desrompi celle grosse chevauchie. Et parlerons des aucunez avenues qui avinrent en celle saison ou royaumme de Franche, qui durement le grevèrent et afoiblirent. Fº 101.
P. [173], l. 5: Quant.—Ms. B 6: Et ly Englès se partirent de le ville de Limous che meismes jour et s’en vinrent à Montaral, où il avoit assés bonne ville et forte; mais pour che que elle seoit en leur chemin, il ne le volloient pas espargnier. Sy l’asallirent et prirent par forche et le pillèrent toute, et s’y logèrent le jour et le nuit. Et là seurent il, par les prisonniers qu’il prirent, que le connestable de Franche et le conte d’Erminac et tout grant puissanche les sievoient à grant puisanche, et estoient plus de trente mille hommes à cheval, sans les bidaus qui estoient à piet à tout gravelos et pavais.
Adonc se consillèrent les Englès et Gascons quel chose il feroient, se il les atenderoient ou se il retourneroient arière en leur pais. Sy trouvèrent en leur consail, tout consideré et ymaginet, que il se retourneroient au plus tost que il pouroient et metteroient leur avoir conquis et leurs prisonniers à sauveté au plus hastivement qu’il pouroient, et n’entenderoient à nule ville à asallir. Si se partirent de Montaral et prirent le chemin des montaignes et s’en vinrent vers Fougans. Et les Franchois passèrent le rivière d’Aude à Carquasonne et s’en vinrent après yaulx à grant esploit; mais oncques ne se peurent tant esploitier que les Englès ne furent deus journées devant yaulx. Et passèrent le Pont Sainte Marie desoubz Toulouse la rivière de Geronde, et s’en revinrent en leur pais tous sauvement en Bourdelois, et y amenèrent leur grant avoir.
Quant le connestable de Franche, le conte de Forès, le conte d’Erminac et les aultres seigneurs de Franche et Gascons virent que les Englès en estoient allet et repasset la rivière de Geronde, et que poursievir ne leur valloit riens, il se retrairent tout bellement. Et donna le connestable toute les gens d’armes congiet, car il veoit bien que pour celle saison il n’en avoit plus à faire et ordonna que chascun signeur ralast en son lieu. Et il meismes s’en revint en Franche, et le conte d’Erminac à Toulouse: ensy se departy celle grose armée.