[139] Par cet acte daté de Saint-Quentin, le 5 février 1347, Philippe de Valois garantit le comte de Flandre contre l’évêque et le chapitre de Liége au sujet de Malines cédée par ledit comte à Henri, fils du duc de Brabant, à l’occasion de son mariage avec Jeanne, fille du duc de Normandie. (Arch. nat., sect. hist., JJC, fº 133.) Par un autre acte rendu aussi à Saint-Quentin le 5 juin, le roi de Navarre donne au comte de Flandre cinq mille livres de terre en échange de la cession de Malines à Henri de Brabant (Ibid., fº 131). Philippe de Valois achève de dédommager Louis de Male en érigeant en pairie, par lettres patentes du 27 août 1347, les comtés de Nevers, de Rethel et la baronnie de Donzy. V. Blanchard, Compilation chronologique, col. 105 et 106.
[140] Un traité fut conclu entre le roi d’Angleterre et le comte de Flandre dans les premiers jours de décembre 1348. Par ce traité, Édouard III et Louis de Male ratifient les articles arrêtés par leurs députés et renouvellent l’alliance entre l’Angleterre et la Flandre. Henri, comte de Lancastre, est chargé de recevoir l’acte d’hommage du comte qui s’engage à pardonner aux villes de Gand et de Bruges tout ce qu’elles ont fait contre lui pendant leurs rébellions. Ce traité fut ratifié par Louis de Male, le 4 décembre 1348 (Archives du Nord, fonds de la Chambre des Comptes de Lille, orig. parch.) et par Édouard III le 10 décembre suivant. V. Rymer, Foedera, vol. III, p. 178 et 179.
CHAPITRE LXX.
[141] Ce chapitre ne se trouve pas dans les Chroniques de Jean le Bel.
[142] Vers la Toussaint, c’est-à-dire au commencement de novembre 1349, les Espagnols s’étaient emparés, à l’embouchure de la Gironde, de plusieurs navires anglais qui portaient une cargaison de vin en Angleterre et avaient tué les équipages. (Robert de Avesbury, Hist. Ed. III, p. 184 et 185.) Édouard se plaint amèrement des pirateries des Espagnols, dans une lettre adressée le 10 août 1350 à l’archevêque de Cantorbéry pour demander des prières publiques; on y trouve ce passage: «Jamque in tantam erecti sunt (Hispani) superbiam quod, immensa classe in partibus Flandriæ per ipsos congregata et gentibus armatis vallata, nedum se navigium nostrum in totum velle destruere et mari anglicano dominari jactare præsumunt, sed regnum nostrum invadere populumque nobis subjectum exterminio subdere velle expresse comminantur.» V. Rymer, vol. III, p. 202.
[143] Cette bataille navale se livra en vue de Winchelsea, le jour de la fête de la décollation de Saint-Jean, c’est-à-dire le 29 août 1350. L’armement de la flotte anglaise s’était fait à Sandwich. V. Robert de Avesbury, p. 185.
[144] D’après Robert de Avesbury (p. 185), les Espagnols perdirent vingt-quatre vaisseaux à la bataille navale de Winchelsea.
[145] Pas-de-Calais, arr. Boulogne-sur-Mer, c. Calais. Geoffroi de Charny était encore prisonnier en Angleterre le 20 décembre 1350 (Rymer, vol. III, p. 212); et le parfait payement de sa rançon dut être réglé au mois d’août 1351 au plus tôt (v. plus haut, p. XXXIV, note 1). D’un autre côté, ce chevalier, après sa mise en liberté, ne fut envoyé de nouveau sur la frontière de Calais qu’en février 1352 (Bibl. nat., Titres scellés, vol. 29). Par conséquent, si ce fut Geoffroi qui surprit à Frethun Aimeri de Pavie, cet événement eut lieu sans doute au commencement de 1352.
CHAPITRE LXXI.
[146] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, p. 154.