P. [17], l. 5: Bruese.—Mss. B 4: Bruesse. Fo 173.—Ms. B 3: Brosse. Fo 186 vo.—Mss. A 23 à 33: Breuse. Fo 202 vo.
P. [17], l. 5: sires.—Ms. B 4: et li sires.—Mss. A 20 à 22: le sire.
P. [17], l. 7 à 9: que.... penser.—Ms. A 29: tout le convigne de l’ost des François et comment et que pour chose quelconque le roy de France et ses gens ne laisseroient que le prince et son ost ne fussent rencontrés et combatus au plus tost et le plus brief que faire se pourroit.
P. [17], l. 8 et 9: à tout.... penser.—Mss. A 23 à 33: et que nullement il ne pourroient partir du pais sans estre combatus. Fo 201 vo.
P. [17], l. 8 et 9: li rois.... penser.—Ms. B 6: que le roy et sa poissanche estoient devant yaulx et non derrière. Fo 539.
§ [377]. P. [17], l. 10: Quant.—Ms. d’Amiens: Quant li princes de Gallez et ses conssaux eurent entendu que ly rois Jehans et ses bataillez estoient devant yaux et avoient ce venredi passet au pont à Cauvegny, et que nullement il ne pooient partir du pays sans estre combatu, si se recueillièrent et rassamblèrent che samedi sour les camps. Et fu adonc coummandé de par le prinche que nulx, sus le teste, ne courust ne ne chevauçast devant les bannierrez des marescaux, s’il n’y estoit envoiiéz. Puis chevaucièrent ce samedi, de l’eure de primme jusquez à heure de vespres, qu’il vinrent à deux petitez lieuwez de Poitiers, en moult forte place, entre haies et vingnes et montaingnes de l’un des costés. Sy ymaginèrent li marescal le fort lieu et le place, et demandèrent au prinche quel cose il volloit faire. Cil respondi que c’estoit sen entente de là arester et atendre ses ennemis qui le queroient, et ossi l’aventure, ou non de Dieu et de saint Gorge.
Dont se logièrent li Englès en celle meisme plache, que on dist ou pays les Plains de Maupertuis. Et se fortefiièrent sagement et vistement de ces haiez espineuses, drues et fortes, et missent ce qu’il avoient de charroy derierre yaulx; et fissent devant yaux pluisseurs fossés, affin que on ne lez pewist soudainnement aprochier à cheval sans grant dammaige. Si furent adonc envoiiet de par les marescaux environ deux cens compaignons très bien montés, courir pour descouvrir le pays et savoir où li Franchois estoient. Si chevaucièrent chil coureur bien priès de Poitiers et tant c’as fourbours de le cité.
Et devoit li roys de Franche, ce propre soir, venir gesir à Poitiers, et ne savoit adonc de certain nul convenant des Englès ne où il se tenoient; mès les nouvelles li vinrent qu’il estoient derierre lui. Adonc se retourna li roys tout à ung fès et fist retraire toutte son host, et s’en vint logier entre le chité de Poitiers et les Englès, et estoit jà bien tart quant il furent tout logiet.
Si eut li roys grant joie, quant il se senti si priès de ses ennemis, et quant il perchut qu’il estoit en tel parti qu’il ne li pooient escapper ne fuir, qu’il ne fuissent combatu. Ceste nuit, fu li host bien escargaitie des deux marescaux de Franche, monseigneur Jehan de Clermont et monseigneur Ernoul d’Audrehen, à cinq cens hommes d’armes, et passèrent le nuit sans dammaige. Fos 103 vo et 104.
P. [17], l. 10: ses consaulz.—Mss. B 3, A 8, 9: son conseil. Fo 186 vo.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18 à 22: ses gens. Fo 187.