P. [140], l. 9: remontière.—Ms. A 7: remontée.

P. [140], l. 32: fist.—Les mss. A ajoutent: car il n’eussent peu durer longuement. A 7, fo 204.—Les mss. A 1 à 6, 11 à 14 ajoutent: car ilz estoient les plus foibles.

§ [431]. P. [141], l. 5: deux ou trois.—Ms. A 29: jusques à six hommes d’armes moult felonnessement, tant que les aultres en furent durement esbahis.

P. [141], l. 8: tamaint.—Ms. A 7: maint. Fo 204.

P. [141], l. 11: et si durs.—Ces mots manquent dans les mss. B 4 et A 7.

P. [141], l. 17 et 18: de.... quinze.—Ms. A 7: mie quinze des trois cens.

§ [432]. P. [141], l. 23: Ensi que.—Ms. d’Amiens: Or revenons au siège de Saint Wallery. Enssi que je vous ai chy dessus dit et comptet, li signeur de Picardie, d’Artois, de Pontieu et de Boullenois sirent ung grant temps devant Saint Walleri; et y fissent tamaint assaut et jettèrent tamainte grosse pière d’enghien, et travillièrent durement chiaux de le fortrèche. Ossi il se tinrent et deffendirent tout ce temps si vaillamment que nulle gens mieux, car il estoient pourveu de bonne artillerie. Et si estoient fuisson d’apers compaignons: si ques, quant on les assailloit, il se deffendoient de grant vollenté.

Or avint, entre les autres aventures, que uns bons chevaliers de Pikardie, que on appelloit le seigneur de Bauchiien, estoit une fois à l’assaut devant le fortrèche; si fu très d’un quariel d’une espringalle tellement que li quarriaux li percha touttez ses armures et ferri d’autre part en terre. Et chei là li chevaliers navrés, de laquelle navrure il morut: dont il fu mout plains en l’ost, mès on ne le peut adonc amender. Li très que chil de Saint Wallery faisoient à chiaux de l’ost de kanons, d’espringhalles et d’ars à tour, les grevoit plus que nulle autre cose. Ossi li grant enghien qui estoient en l’ost, qui jettoient nuit et jour pierrez dedens le fortrèche, les constraindo[ien]t plus c’autre cose. Au siège de Saint Wallery, et par devant, avoit bien trente mil hommes, c’à piet, c’à cheval.

Si se tint ylluecques li sièges de l’issue d’aoust jusquez au quaremme, que les pourveanches de Saint Wallery furent touttes passées et aleuwées. Dont se coummenchièrent à esbahir cil qui estoient dedens, car nulles pourveanches ne leur pooient venir; et si ne veoient point d’aparant de nul secours de nul part. Si eurent conseil qu’il [se] trairoient deviers les Franchois; si tretiièrent par deux jours ou par trois, ainschois que il pewissent venir à acord. Et encorres, se li comtes de Saint Pol et li seigneur de Franche qui au siège se tenoient, ewissent sceut l’estat de dedens et coument il estoient au coron de leurs pourveanches, ilz ne les ewissent mies si legierement laissiés passer. Messires Guillaummes Bonnemare et Jehans de Segure et tout leur compaignon se partirent, parmy tant qu’il ne metoient riens hors de Saint Wallery, fors ce seullement qu’il en pooient porter devant yaux. Enssi fu li fortrèce rendue et remise en le main dou comte de Saint Pol. Fo 113.

P. [141], l. 25: Boulenois.—Les mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18, 19 ajoutent: et du pays d’environ.