P. [191], l. 12: despens.—Mss. A 15 à 17: qu’ilz avoient illec fais et acreuz, en attendant tousjours la venue du dit roy d’Angleterre, comme dit est.
§ [454]. P. [191], l. 13: li rois d’Engleterre.—Ms. d’Amiens: Li rois englès, qui ne pot avoir sitost ses gens ne ses grandes pourveanches appareillies que il volsist, [bien avoit] entendu le grant nombre de gens qui l’atendoient à Calais pour avoir grasce et biensfais de lui, coumment qu’il n’ewist mie mandet le quarte partie, non le chincquime de chiaus qui là estoient venut; mès estoient li aucun venu de leur vollenté, pour leur honneur avanchier, et li autre par convoitise de gaegnier et pillier sus le noble royaumme de Franche. Si eut li roys doubtance de chou que dessus est dit. Si s’avisa par grant sens, ensi que on poelt pensser, que il envoieroit son cousin le duc de Lancastre à Calais, à tout grant fuisson de gens d’armes, pour lui excuser enviers ces seigneurs qui là estoient venu, et pour faire compaignie à yaux, et ensi fu fait.
Adonc s’apareilla li dus dou mieux qu’il peult, et fist tant qu’il vint à Callais environ le feste Saint Remy, à tout trois cens armures de fier et deux mil archiers et Ghallois. Si fu durement bien venus et conjoïs de ces seigneurs estragniers qui li demandèrent nouvelles dou roy. Et il l’escuza bellement et sagement enviers yaux, ensi que bien le seult faire, et fist descargier tout bellement se harnas, ses chevaux et sez pourveanches, et puis dist à ces seigneurs estranges que li sejourners là endroit ne leur pooit riens valloir, mès il volloit chevauchier en Franche pour veoir qu’il y trouveroit. Si leur pria que il volsissent chevauchier avoecq lui, et il presteroit aucune somme d’argent à chacun pour paiier leurs hostelx de leurs menus frès, et leur liveroit pourveanches si avant qu’il en voroient chargier sus leurs soummiers.
Il sambla à ces seigneurs que ce seroit honte del sejourner et de refuser le requeste de si vaillant homme; si li ottriièrent, et fist chacuns refierer ses chevaux et toursser, puis se partirent de Calais à grant noblèce, et s’en allèrent par deviers Saint Ommer en deux jours, et pooient bien estre mil armures de fier, sans les archiers et les gens de piet. L’endemain, il s’en allèrent par deviers Bietune et puis deviers le bonne cité d’Arras, puis se traissent deviers le bonne abbeie que on claimme le Mont Saint Eloy. Là sejournèrent par l’espasse de quatre jours pour yaux aaisier, car il le trouvèrent bien garnie, et il en avoient grant besoing, comme cil dont li plus grant partie n’avoient mengiet de pain ne beu de vin dedens six jours en devant; ains avoient souffert maintes grandez mesaises, combien qu’il ewissent desrobet et gastet villes et villettes sans fremetés, mès petit y avoient trouvet à gaegnier, et petit avoient ars, car deffendu leur estoit de leurs souverains. Fo 118.
P. [191], l. 21: bon.—Le ms. A 7 ajoute: pais. Fo 215.
P. [191], l. 22: plentiveus.—Ms. B 4: plentureux. Fo 211.
P. [192], l. 2 et 3: quatre.... arciers.—Ms. B 6: deux mille hommes d’armes et quatre mille archiés. Fo 596.
P. [192], l. 2 et 3: armeures de fier.—Ms. B 4: hommes d’armes.
P. [192], l. 8: harnas.—Ms. A 7: harnois.
P. [192], l. 9: estragnes.—Ms. A 7: estragniers.