[180] De nombreux actes constatent la présence du roi Jean à Amiens pendant les dix ou douze premiers jours de décembre. JJ95, nos 82, 83, 84, 131 ter et quatuor, 132 bis. JJ94, nº 9. X2a7, fº 121 vº. K48, nº 36. Bibl. Nat., Chartes royales, IV, 149. Ordonn., III, 646.

[181] C’est à Germigny-sur-Marne, non à Amiens, le 6 septembre 1363, que le roi Jean érigea le duché de Bourgogne en duché-pairie et le donna à Philippe, «reducentes servitia que carissimus Philippus quartogenitus, qui, sponte expositus mortis periculo, nobiscum imperterritus et impavidus stetit in acie prope Pictavis vulneratus, captus et detentus.» (dom Plancher, Hist. de Bourg., II, CCLXXVIII et CCLXXIX). Seulement, c’est à Amiens que le roi de France assigna à son fils aîné le dauphin, comme une sorte de compensation, le duché de Touraine dont Philippe avait joui avant d’être investi du duché de Bourgogne. JJ95, nº 132.

[182] Le roi Jean était arrivé à Hesdin dès le 15 décembre (JJ95, nº 140 bis; JJ94, nos 24, 25; JJ95, nos 85, 142 bis; Ordonn., III, 649, 655, 662).

[183] Ceci n’est pas tout à fait exact. Jean mit à la voile de Boulogne le mercredi soir 3 janvier et débarqua à Douvres le lendemain jeudi 4 janvier 1364, l’avant-veille, et non la veille, de l’Épiphanie. Le roi de France était monté à bord du navire qui devait le transporter en Angleterre dès le mardi 2; mais la flottille de transport, composée de vingt navires, resta à l’ancre dans le port de Boulogne pendant toute cette journée.

[184] Château situé dans le comté de Kent, à 3 lieues S. S. E. de Londres.

[185] L’hôtel ou manoir de Savoie, aujourd’hui détruit, était situé sur la rive gauche de la Tamise, au sud du Strand, et il en faut chercher l’emplacement aux abords de Wellington-Street. La Savoy chapel, consumée par un incendie en 1864, mais qui a été reconstruite depuis aux frais du gouvernement, rappelle encore le souvenir de cette résidence historique. Le roi Jean fit son entrée à Londres le dimanche 14 janvier; et les bourgeois et les gens des métiers de la cité, au nombre de mille chevaux, revêtus des insignes de leurs corporations, allèrent au-devant de lui jusqu’à Eltham. Grandes Chroniques, VI, 228 et 229.

[186] Sur ce voyage du roi de Chypre en Aquitaine, voyez une des notes précédentes, p. XLVI, [note 179].

[187] Le roi Jean tomba malade au commencement de mars.

[188] Nous avons déjà eu l’occasion de relever cette erreur vraiment grossière. Charles le Mauvais était alors en Navarre.

[189] Fils de Jean de Grailly, IIe du nom, et de Blanche de Foix, Jean de Grailly, IIIe du nom, captal de Buch (aujourd’hui la Teste de Buch, Gironde, arr. Bordeaux), était par sa mère le cousin germain de Gaston Phœbus, comte de Foix.