[27] A la date du 19 novembre 1380, le duc de Berri est nommé lieutenant général du roi en Guyenne, Toulousain, Languedoc, Berri, Poitou et Auvergne, avec faculté de disposer dans ces pays des finances du roi (Bibl. nat., Brienne vol. 259, fol. 219-222 vº). Le duc d’Anjou, qui s’était déjà fait attribuer la majeure partie du trésor royal, reçoit en don (25 décembre 1380) les restes des forfaitures des Navarrais (Arch. nat., JJ 121, fol. 120). L’accord définitif pour le gouvernement du royaume eut lieu le 28 janvier 1381: un conseil de régence de douze personnes était nommé; la garde du roi et de Mr de Valois était confiée aux ducs de Bourgogne et de Bourbon; le duc d’Anjou avait la présidence du conseil (Bibl. nat., ms. fr. 6537, fol. 45, orig.).

[28] Le comte de Saint-Pol vint à Paris demander grâce au roi, et, soutenu par de puissants amis, entre autres le sire de Couci, obtint la restitution de ses biens (Chronographia regum francorum, p. p. H. Moranvillé, t. III, p. 2). Il ne put, malgré ses efforts, arriver à perdre Bureau de la Rivière, auquel il reprochait sa disgrâce (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 36 et 38).

[29] Aisne, arr. de Saint-Quentin.

[30] Ici se placent, dans l’édition de Johnes, deux chapitres nouveaux, dont nous reparlerons à propos des §§ [210] et [216].

[31] Châtillon-sur-Seiche, Ille-et-Vilaine, arr. de Rennes.

[32] Ille-et-Vilaine, arr. de Redon.

[33] Loire-Inférieure, arr. de Châteaubriant.

[34] Aux défenseurs de la ville était venu se joindre, avec ses hommes d’armes, Pierre de Beuil, dont le père, Jean de Beuil, était engagé, le 12 décembre 1380, par le connétable de Clisson pour la guerre de Bretagne (Bibl. nat., Clair. vol. 23, nº 1665).

[35] D’après le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 58 et 60), c’est surtout à l’intervention du sire de Beaumanoir qu’est due la reprise des négociations, commencées du vivant même de Charles V (Grandes Chroniques, t. VI, p. 473).

[36] Ce Cosyngton, qui ne peut être le Guillaume figurant en 1313 dans Rymer (t. III, p. 406), doit être identifié avec Étienne de Cosyngton, bien connu déjà, qui, d’après la Chronique du bon duc Loys de Bourbon (p. 124), fut fait prisonnier dans cette sortie.