[157] Walsingham (t. II, p. 464) fait jouer à Jean Newton un certain rôle le jour de la mort de Wat Tyler. Insulté et menacé par le chef des insurgés, il va être frappé, quand s’interpose le maire de Londres, Guillaume Walworth.

[158] King’s Lynn, port du Norfolkshire sur la mer du Nord.

[159] Port du Norfolkshire sur la mer du Nord.—D’après une note communiquée par notre confrère Petit-Dutaillis, note qu’il a bien voulu extraire pour nous de la thèse manuscrite du regretté André Réville, qu’il doit bientôt publier, sur le soulèvement des paysans d’Angleterre... dans les comtés de Hertford, Suffolk et Norfolk en 1381, la révolte s’étendit plus au nord encore que la ligne de démarcation que lui assigne Froissart. Les positions de la thèse d’André Réville ont été publiées en 1390 (Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de 1890, pour obtenir le diplôme d’archiviste-paléographe, p. 139-148).

[160] Ce chevalier, que Walsingham nomme Guillaume de Morlee, fut envoyé avec Jean Brewes à Londres, par les insurgés de Norfolk, pour demander au roi les lettres d’affranchissement (t. II, p. 6). En 1405, il fait partie d’une expédition contre la France (Rymer, t. VIII, p. 403); en 1406, il intervient dans l’acte par lequel le roi règle sa succession (Ibid., p. 463).

[161] Ce personnage figure aussi dans Walsingham (t. II, p. 5) parmi les chevaliers «qui eos sequi compulsi sunt,» à côté de Jean Brewes et Robert de Salle. Le fait ne semble pas prouvé pour ce dernier (Powell, The Rising in East Anglia in 1381, p. 31).

[162] Froissart a évidemment confondu ici Brentford sur la Tamise avec Dartford sur la Darent, où la tradition place la première explosion de colère des paysans à propos des vexations des collecteurs de la poll-tax. Pour aller de Rochester à Blackheath, on passe en effet par Dartford et non par Brentford.

[163] Ce nom est porté aujourd’hui par une petite localité des environs de Greenwich, dont le parc est encore borné de bruyères au sud et au sud-est.

[164] Le prénom du maire de Londres était Guillaume et non pas Jean, comme en témoignent les documents officiels du Record Office (Patent Rolls 311, nos 4 vº et 5) et un procès-verbal des Guildhall Records (Letter Book H, fol. 133).

[165] Éléonore de Bohun, fille du comte de Hereford et Northampton, avait épousé Buckingham en 1374.

[166] A son retour de Bretagne, le comte de Buckingham avait appris le mariage de son neveu Henri de Lancastre avec sa belle-sœur, Marie de Bohun, qu’il espérait voir entrer en religion, pour être maître de toute la fortune revenant à sa femme. Il en fut fort mécontent «and never after loved the ducke of Lancaster as he had hitherto done». C’est ainsi que Johnes s’exprime dans un passage qu’il est seul à reproduire (t. I, p. 623-624). Dans ce passage, Froissart donne aux deux sœurs, filles du comte de Northampton, les noms fautifs de Blanche et d’Isabelle, au lieu d’Éléonore et de Marie.