[167] Thomas d’Erskine, que nous voyons en 1357 prisonnier des Anglais (Rymer, t. VI, p. 35), intervient au traité de la rançon du roi David, le 3 octobre 1357 (Ibid., p. 48). Il va en Angleterre en 1366 et 1367 (Ibid., p. 534 et 576) avec 12 chevaliers et a un duel retentissant avec Jean de Douglas en 1367 (Ibid., p. 582, 583); en 1369, il se rend en France et en Angleterre (Ibid., p. 614) et intervient aux trêves qui sont signées pour quatorze ans (Ibid., p. 632). Nous le retrouvons ici négociant de nouvelles trêves, de même qu’en 1384 et 1390 (Rymer, t. VII, p. 434 et 683).
[168] Cette ancienne résidence royale a donné son nom à un quartier du Londres actuel.
[169] La prison de Marshalsea, qui est démolie aujourd’hui, était située dans le quartier de Southwark, près de l’emplacement où fut bâtie au XVIe siècle l’église actuelle de Saint-George. Elle existait encore en 1826; Dickens y a placé le lieu d’action de son roman Little Dorrit.
[170] Les insurgés entrèrent du côté d’Aldgate et de Southwark (Guildhall Records, Letter Book H, fol. 133).
[171] L’hôtel de Savoie, construit au milieu du XIIIe siècle, sous le règne de Henri III, par Pierre de Savoie, oncle de la reine, était bientôt devenu la propriété de la maison de Lancastre. Longtemps après l’incendie de 1381 (1505-1511), on bâtit sur son emplacement la Savoy-Chapel, restaurée en 1864.
[172] Ce quartier de Londres possède encore la crypte de l’église Saint-John. D’après Walsingham (t. I, p. 457) l’incendie dura sept jours.
[173] Cette haine du peuple anglais pour les étrangers, et surtout pour les Flamands, a été tout particulièrement signalée par A. Réville (Positions... de la promotion de 1890, p. 144, 145 et 146). Les Flamands, massacrés le vendredi 14 et non le jeudi, étaient au nombre de 40 (Guildhall Records, Letter Book H, fol. 133).
[174] Impliqué en 1376, en même temps que Latymer, dans une affaire de concussion, Richard Lyons, après avoir vainement essayé de se faire bienvenir du prince de Galles en lui envoyant un baril plein d’or, avait été condamné à la prison perpétuelle, en la Tour de Londres, «pur certaines mesprisons par lui faitz dont il est convict» (Rymer, t. VII, p. 113-114), puis gracié (Knyghton, col. 2636; cf. aussi un passage d’une chronique anonyme publié par Kervyn, t. VIII, p. 469). C’est sans doute en suivant Latymer en France, lors de l’expédition de Buckingham (1380-1381), qu’il avait eu pour valet un Wat Tyler. Richard Lyons fut décapité le jour suivant, vendredi 14. Son château d’Overhall avait été détruit par les insurgés de Suffolk (Powell, The Rising in East Anglia in 1381, p. 10).
[175] En aval de la Tour de Londres; le nom est resté aux Saint Katherine’s Docks.
[176] Ce nom, donné alors à une grande plaine, a été conservé à une rue située à l’extrémité est de Londres.